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Les Boys sont loin d'accrocher leurs patins

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Pierre Lebeau n’ose pas entrevoir la fin des Boys. «Je sens que le jour où ça va arriver, ça va être comme un gros chagrin d’amour», affirme le comédien.

Heureusement pour lui (et pour le reste de l’équipe, qui en redemande), la fin ne semble pas proche, car une sixième saison et un cinquième film sont à l’état de projets. Et le public est toujours au rendez-vous, croit le produc­teur  Richard Goudreau, qui a été à l’origine de la création de la ligue de garage préférée des Québécois il y a 15 ans. «Un jour, j’ai dû témoigner en cour pour une affaire qui n’avait rien à voir avec la série, se souvient Goudreau. Le juge avait interrompu la séance pour me demander 😕 »Est-ce qu’il va y avoir une cinquième saison? Je suis un grand fan! »»

C’est sous le signe de la célébration des 15 ans des Boys que se déroulera cette nouvelle saison; Stan (Rémy Girard) veut souligner en grand cet anniversaire, mais Léopold (Michel Charette) est préoccupé par une offre d’un agent immobilier (Mi­chel Laperrière), qui veut lui faire vendre la brasserie pour plusieurs millions de dollars…

Outre cette intrigue prin­­cipale, dès le premier épisode, les?Boys poussent Méo (Pierre Lebeau) a accepter qu’on retire son chan­­dail, mais le grand sensible restera tout de même dans les parages.

Cette cinquième saison ne verra pas l’arrivée de nouvelles recrues, mais de nombreuses stars rendront vi­site aux ho­ckeyeurs, dont Luc Picard, irrésistible dans le rôle de Pidz, un réa­li­sateur de renom qui tournera avec les Boys une pub contre la violence au hockey.

En l’honneur des 15 ans, on aura aussi droit à des apparitions d’anciens de l’équipe (Michel Barrette, Gildor Roy…).

Encore une fois cette année, l’équipe s’envolera vers une destina­tion exoti­que : le Mexique! «C’est difficile à réaliser, mais ces scènes sont toujours vraiment l’fun, dit Richard Goudreau. On est d’ailleurs pas mal les seuls, en télé québécoise, à aller tourner à l’extérieur du pays.»

Selon le producteur, la longévité de la série tient beaucoup à l’attachement des comédiens aux personnages : «Avoir des acteurs qui nous suivent dans l’aventure depuis 15 ans mainte­nant, disons que c’est assez exceptionnel!»

Moments touchants

On le sait d’entrée de jeu, la série Les Boys est davantage propice aux rires gras qu’aux émotions subtiles. Néanmoins, lors du visionnement des trois premiers épisodes de la saison, on a pu déceler à travers les inévitables «jokes de mononcle» des sujets de critique sociale, et même des moments plutôt tou­chants. On pense à cette scène où Mario (Patrick Labbé), humilié, est forcé d’admettre devant son fils qu’il est analpha­bè­te.

Et du reste, les person­nages sont tous plus attachants les uns que les autres, et c’est encore un plaisir de les retrouver, de mettre son cerveau à «off» et de rigoler en leur compagnie.

Les Boys – La série V
À Radio-Canada
Les lundis à 21 h
Dès le 9 jan­vier

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