La mort d’Union Montréal confirmée
Union Montréal n’est plus.
Son chef, Richard Deschamps, a confirmé jeudi la mort du parti de l’ancien maire de Montréal, Gérald Tremblay. Les derniers élus qui étaient membres de la formation politique siégeront désormais comme indépendant au conseil municipal.
«Nous ne prenons pas cette décision à la légère. On ne jette pas 12 ans de travail par-dessus bord», a déclaré M. Deschamps, après avoir fait le bilan du parti. Les mines de la dizaine d’élus qui se sont accrochés jusqu’à la fin au parti étaient plutôt basses.
Les livres du parti seront fermés selon les règles du Directeur général des élections du Québec, a assuré Richard Deschamps. L’argent qui restera dans le compte bancaire d’Union Montréal sera remis au fonds consolidé de la Ville de Montréal après que les dernières factures aient été payées.
«Il n’y a, dans ce geste, aucune admission qui pourrait laisser croire que [Union Montréal] était tout croche», a précisé M. Deschamps.
«Il y a bien des allégations [concernant Union Montréal], mais il n’y a encore aucune preuve, a-t-il ajouté. Il y a peut-être des individus qui ont posé des gestes. Ces individus assumeront les gestes qu’ils ont posés. Personne n’a à assumer les gestes posés par d’autres.»
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Richard Deschamps a refusé de tenir responsable l’ancien président du comité exécutif, Frank Zampino, pour la mort d’Union Montréal. M. Zampino, qui a récemment témoigné devant la commission Charbonneau, est accusé de fraude, d’abus de confiance et de complot en lien avec le Faubourg Contrecœur.
Avec la fin d’Union Montréal, Vision Montréal devient pour le moment le parti de la majorité et Projet Montréal, l’opposition officielle. La situation risque de changer le 16 mai prochain avec l’arrivée en scène de Denis Coderre, a indiqué le leader de Projet Montréal, Marc-André Gadoury.
Sa collègue de Vision Montréal, Elsie Lefebvre, croit aussi que plusieurs élus rejoindront l’équipe de l’actuel député fédéral de Bourassa. «Ce n’est pas une bonne nouvelle, a-t-elle dit. Ces élus souhaitent retrouver une virginité politique temporaire.»
Les deux partis sont ouverts à discuter avec les nouveaux élus indépendants. Toutefois, ils refusent de les accueillir en bloc dans leur rang. Ils remettent entre autres en cause leur jugement puisqu’ils ont fait confiance aux mauvaises personnes.