Jonas : «Je réalise tous mes fantasmes!»
Exit l’approche «sexe, drogue et rock-and-roll» pour le rocker Jonas, et bonjour à la profondeur et à la découverte de ses propres racines avec, cependant, toujours en toile de fond, le même bon vieux rock.
Plus serein que jamais en débarquant de sa rutilante Harley-Davidson, le rocker montréalais Jonas est venu nous causer de Live Out Loud. Son quatrième et plus récent chapitre enregistré à Montréal et Nashville qui, encore une fois, fait la part belle au rock old school avec sa réalisation signée Marti Frederiksen (Aerosmith). Mais, plus zen, le rocker, qui pratique le yoga depuis maintenant six ans, s’ouvre désormais davantage aux autres. Cela se traduit par des pièces qui parlent, notamment, de l’importance de respirer (chantée en français) en savourant le moment présent ou de la nécessité de se délester du poids des regrets. Nous en avons profité pour soumettre ce parrain d’une petite fille au test du «tourne-disque». Rock on.
Vous avez tourné avec Van Halen. Qu’avez-vous appris de cette expérience?
J’ai appris qu’il y a des choses à faire, mais aussi à ne pas faire. La relation entre Samy et Eddie était vraiment très conflictuelle. Ils le savaient avant la tournée, mais ont décidé de la faire quand même pour des raisons d’argent. Eddie n’était vraiment pas heureux. Ils se sont séparés ensuite à la dernière date de notre tournée. C’était le bon moment. Si ça se sentait sur scène? Pour quelqu’un qui le savait, oui.
Le premier album que vous avez acheté?
In Concert, des Doors (1991). Un album double. C’est sans doute le disque qui m’a le plus influencé. Ensuite, je me suis procuré ceux de Peter Frampton, Van Morrisson, The Who, Led Zeppelin, Jimi Hendrix, The Mamas & The Papas… tous les grands classiques du rock.
Sur votre disque Live Out Loud, on retrouve évidemment beaucoup de guitares. Quel est votre disque de six cordes préféré?
Live at Monterey, de Jimi Hendrix. (NDLR : Il s’agit d’un album sorti en 2007 dans lequel on retrouve la performance intégrale du Jimi Hendrix Experience livrée le 18 juin 1967 durant le Monterey International Pop Festival. Cette version diffère du Jimi Plays Monterey de 1986 sur le plan du mixage.) Mon second choix : Bridge of Sighs, de Robin Trower (1974).
Votre album francophone?
Celui sur lequel on trouve La bohème de Charles Aznavour.
[pullquote]
Un fantasme musical à réaliser?
Je réalise tous mes fantasmes!
Mais encore…
Je pense que c’était une bonne réponse. Vous en voulez une autre? Bon, j’aimerais bien monter sur scène avec Steven Tyler (Aerosmith) ou avec Sting. Prendre un café avec Leonard Cohen, ça serait bien aussi.
On peut y aller, il habite tout près. J’imagine que vous connaissez son fils, Adam?
Oui, nous sommes amis. Il m’a d’ailleurs texté hier pour me féliciter au sujet de mon dernier album.
L’album qui vous fait triper actuellement?
Muse. Tous ses albums. Ce n’est pas juste du rock. C’est nouveau, c’est frais, ça renouvelle le rock.
Vous me disiez plus tôt que vous gardiez la forme en faisant l’amour. Le meilleur album en ces circonstances?
La musique du silence.
Et le meilleur album pour les préliminaire?
(Rires) Miles Davis, Kind of Blue (1959).
Live Out Loud
En magasin dès mardi