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Les 19 Québécois les plus riches et comment ils ont fait fortune

Dessin d'un groupe de 19 hommes et femmes d'affaires devant une pile de billets de banque pour représenter les milliardaires du Québec.
Image générée par l'intelligence artificielle. Photo: Canva.com
Stefani Balinsky - Collaboration spéciale

Le Québec compte près d’une vingtaine de milliardaires, occupant la deuxième place parmi les provinces canadiennes, après l’Ontario. Plusieurs de ces bâtisseurs y ont fait leurs premières armes; certains y résident toujours, mais tous demeurent des exemples de réussite québécoise. Alors qui sont les Québécois les plus riches et d’où viennent leurs fortunes?

Alors que de nombreuses fortunes proviennent d’héritages liés à des industries traditionnelles — comme les spiritueux, le commerce de détail, la mode et l’immobilier — de nouveaux visages ont récemment émergé grâce aux secteurs des technologies et de l’alimentation. La liste ci-dessous est tirée du World’s Billionaires List du magazine Forbes.

19. Réal Plourde – 1,4 milliard de dollars

Réal Plourde, ingénieur de formation, est l’un des cofondateurs de la société Alimentation Couche-Tard. D’ailleurs, le célèbre hibou rouge au clin d’œil complice a propulsé les fortunes de plusieurs personnes sur cette liste. Pendant des décennies et jusqu’à sa retraite en 2011, Plourde a contribué à bâtir ce géant de la vente au détail en occupant de multiples postes de haute direction au sein de l’entreprise. Il est encore membre du Conseil d’administration de la société.

M. Plourde et son épouse, Ariane Riou, sont reconnus pour leur engagement communautaire exemplaire. Ils ont d’ailleurs reçu la Médaille du Lieutenant-gouverneur pour les aînés en 2018. Selon Forbes, sa fortune est estimée à environ 1,4 milliard USD (soit 1,9 milliard CAD).

18. Philip Fayer – 1,5 milliard de dollars

Philip Fayer étudiait à l’Université Concordia en 2003 lorsqu’il a fondé Pivotal Payments, une entreprise exploitant les nouvelles technologies de traitement des paiements en ligne sans l’entremise des banques. À l’instar d’autres grands entrepreneurs, il n’a pas terminé ses études, choisissant plutôt de se consacrer à l’entreprise qu’il venait de bâtir.

L’entreprise a rapidement pris de l’expansion à l’international, captant ainsi l’attention des investisseurs. En 2017, Pivotal Payments a conclu un accord stratégique avec la société de capital-investissement Novacap et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). En 2018, la compagnie change son nom pour Nuvei, puis fait son entrée à la Bourse de Toronto en 2020.

En 2024, la firme Advent International a fait l’acquisition de Nuvei pour la somme de 6,3 milliards USD, dans le but de privatiser l’entreprise. Selon Forbes, la valeur nette de Philip Fayer s’élève aujourd’hui à 1,5 milliard USD (environ 2,1 milliards CAD).

17. Guy Laliberté – 1,7 milliard de dollars

Guy Laliberté était à l’origine un amuseur public devenu milliardaire. Il est reconnu mondialement pour avoir cofondé avec Gilles Ste-Croix le Cirque du Soleil en 1984, ce géant du divertissement qui a révolutionné les arts de la scène à l’échelle internationale.

Après avoir eu le coup de foudre pour les spectacles des Ringling Brothers, Guy Laliberté a commencé à caresser le rêve de créer son propre cirque. À l’âge de 18 ans, il s’est rendu en Europe où il a gagné sa vie comme amuseur public, jouant de l’accordéon dans les rues et présentant des numéros de cracheur de feu et d’échassier. De retour au Canada, il a posé, en 1984, la pierre d’assise du Cirque du Soleil.

Le succès fut colossal, et Laliberté n’a jamais cessé de voir grand. En 2009, il a acheté un siège à bord d’un vaisseau spatial, devenant ainsi le premier touriste spatial canadien à visiter la Station spatiale internationale (via une mission Soyouz). Il a également fondé la fondation One Drop, dont la mission est de garantir l’accès à l’eau potable partout dans le monde.

En 2015, Laliberté vend 90% de ses actions à un consortium composé de la firme de capital-investissement américaine TPG Capital LP, de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et de Fosun Capital Group, une filiale du conglomérat chinois Fosun International Ltd. Les rumeurs évaluaient alors la transaction à environ 1,5 milliard USD.

En 2020, Laliberté a vendu sa participation restante dans l’entreprise à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Selon Forbes, Guy Laliberté a une valeur de 1,7 milliard USD (2,4 milliards CAD). 

16. Serge Godin – 2,1 milliards de dollars

Serge Godin est en quelque sorte le Steve Wozniak du Québec. Il a lancé CGI, son entreprise de services en technologies de l’information, en 1976, dans le sous-sol de la résidence de ses parents. Peu après, il a été rejoint par André Imbeau comme associé. Munis d’un seul téléphone, ils sont parvenus à décrocher leurs premiers clients. CGI affichait un chiffre d’affaires de 138 000 CAD lors de sa première année.

C’était l’époque émergente de l’informatique, où les entreprises utilisaient des ordinateurs centraux (mainframes) et avaient besoin de conseils pour optimiser leurs ressources en TI. C’était également le début de la tendance à l’externalisation (outsourcing) des besoins technologiques. Dix ans plus tard, le chiffre d’affaires atteignait 22 millions CAD et la compagnie faisait son entrée à la Bourse de Toronto. En 2025, la petite entreprise de Godin et Imbeau est devenue un géant international employant 94 000 personnes, avec des revenus de 15,9 milliards CAD.

Serge Godin demeure aujourd’hui président du conseil de CGI. Après avoir été président exécutif du conseil d’administration en 2006, il est devenu coprésident du conseil en 2025. Au fil de sa carrière, il a reçu de nombreux honneurs, dont l’Ordre du Canada. Selon Forbes, Serge Godin dispose d’une fortune personnelle estimée à 2,1 milliards USD (environ 2,9 milliards CAD).

15. Richard Fortin – 2,1 milliards de dollars 

Richard Fortin a été à l’avant-garde des révolutions dans le secteur du commerce de détail. Autre milliardaire issu de l’aventure Couche-Tard, il se distingue par son parcours académique et professionnel rigoureux. Diplômé en finance, il a d’abord fait ses armes comme banquier à la Banque de Montréal, à la Banque Mercantile, puis à la banque française Société Générale.

C’est grâce à ses connaissances approfondies du milieu bancaire qu’il a réussi à obtenir, pour Alain Bouchard, le financement nécessaire à l’achat de ses trois premiers dépanneurs. Peu après, Richard Fortin a quitté la Société Générale pour prendre officiellement la direction des finances de Couche-Tard, poste qu’il a occupé jusqu’à sa retraite en 2008. Il a également assumé la présidence du conseil d’administration de l’entreprise entre 2008 et 2011.

Véritable pilier du monde des affaires, Richard Fortin a siégé au conseil d’administration de plusieurs géants québécois, tels que Transcontinental, Rona et la Banque Nationale du Canada. Il est également très engagé dans sa communauté. Il a créé la Fondation Lise et Richard Fortin, qui soutient financièrement diverses causes, particulièrement celles venant en aide aux enfants et aux personnes âgées.

Selon Forbes, Richard Fortin a une fortune personnelle de 2,1 milliard USD (2,9 milliard CAD). 

14. Charles Bronfman – 2,5 millards de dollars

Charles Bronfman est le scion de la célèbre famille du même nom, dont la fortune provient des secteurs des spiritueux, de l’immobilier et du divertissement. Il a occupé des postes de haute direction au sein de la Compagnie Seagram Ltée pendant plusieurs décennies, jusqu’à la vente de l’entreprise au groupe français Vivendi en 2000. Charles a également fondé la firme d’investissement Claridge. Toutefois, c’est son rôle de propriétaire principal et de président du conseil d’administration des Expos de Montréal qui a cimenté sa place au panthéon des légendes montréalaises.

Charles Bronfman est membre de l’Ordre du Canada dès 1981. Il en a été nommé officier la même année avant d’être promu compagnon en 1992. Il a également reçu le titre de Grand Montréalais dans la catégorie économique en 1982, avant d’être nommé commandeur de l’Ordre de Montréal en 2016. Selon Forbes, il a une valeur nette de 2,5 milliards USD (3,5 milliards CAD).

13. Robert Miller – 2,6 milliards de dollars

Robert Miller est l’entrepreneur le plus controversé de cette liste. Il a fait fortune en créant Future Electronics en 1968. L’entreprise est devenue l’un des plus importants distributeurs de composantes électroniques au monde et, à son sommet, récoltait plus de 5 milliards de dollars de ventes par année et comptait 169 succursales réparties dans 44 pays.

Ces jours-ci, Miller est surtout connu pour les accusations criminelles portées contre lui. Il a été arrêté en 2024 pour l’exploitation sexuelle de plusieurs femmes, dont certaines étaient mineures à l’époque. Son procès a toutefois été annulé à cause de ses ennuis de santé.

La même année, Future Electronics était acquise par la compagnie taïwanaise WT Microelectronics Co., Ltée pour la somme de 3,8 milliards USD. Selon Forbes, Robert Miller vaut 2,6 milliards USD (3,6 milliards CAD).

12. Stéphan Crétier – 2,7 millards de dollars

Stéphan Crétier est le fondateur et chef de la direction de la société montréalaise GardaWorld, une entreprise de renommée mondiale spécialisée dans la sécurité privée et le transport de valeurs.  

Stephan est un véritable bâtisseur. En 1995, avec un investissement initial d’environ 25 000 $, il a fondé Sécurité Trans-Québec Inc. Après plusieurs changements de nom, de multiples acquisitions et une expansion à travers le Canada, l’entreprise fait son entrée à la Bourse de Toronto en 2003. Dès 2006, GardaWorld se lance à la conquête du Moyen-Orient.

Par la suite, en 2012, GardaWorld est privatisée. Au fil des ans et des rachats d’actions, la société a consolidé sa position mondiale en étendant ses services en Afrique, en Europe et aux États-Unis. GardaWorld a également intégré de nouveaux services spécialisés, tels que G4S Cash Solutions, ainsi que la gestion de crise avec Crisis24 et Sesami. Plus récemment, l’entreprise a lancé ECAM et CrisisAiiA, deux solutions qui exploitent tout le potentiel de l’intelligence artificielle.

Depuis 2025, GardaWorld est critiquée pour des contrats liés à la détention des immigrants aux États-Unis.

Selon Forbes, la fortune de Stephan Crétier est estimée à 2,7 milliards $US (environ 3,7 milliards$ CA).

11. Dre Naomi Azrieli – 2,9 milliards de dollars

La Dre Naomi Azrieli est l’héritière de la fortune du magnat immobilier milliardaire David Azrieli. Elle est la directrice exécutive du Groupe Azrieli depuis juin 2010 et présidente du conseil d’administration et chef de la direction de la Fondation Azrieli. Elle est également la présidente de Canpro Investments Ltd. et d’Omico Investments Ltd. Selon Forbes, la Dre Azrieli a la valeur nette de 2,9 milliards USD (4,0 milliard CAD).

10. Sharon Azrieli – 2,9 milliards de dollars

Chanteuse d’opéra renommée, Sharon Azrieli est également l’héritière de l’empire immobilier bâti par son père, le célèbre David Azrieli. Ayant grandi entourée de divers genres musicaux, elle a franchi de nombreuses étapes dans son parcours artistique avant d’intégrer la prestigieuse Juilliard School. 

Décorée de l’Ordre national du Québec, elle siège au conseil d’administration de la Fondation Azrieli, l’organisation philanthropique familiale. Selon Forbes, la fortune personnelle de Sharon Azrieli est estimée à 2,9 milliards USD (environ 4,0 milliards CAD).

9. Pierre Karl Péladeau – 3,4 milliards de dollars

Pierre Karl Péladeau est une figure indissociable des mondes politique et des affaires au Québec. Héritier de la fortune de son père, le fondateur de Québecor, il a occupé plusieurs fonctions au sein de l’entreprise avant d’en assumer la présidence après le décès de ce dernier en 1997. Il a notamment orchestré l’acquisition de Sun Media, celle de Vidéotron — à laquelle Québecor doit aujourd’hui la majorité de ses profits — ainsi que l’achat de Freedom Mobile.

Pierre Karl Péladeau a quitté ses fonctions chez Québecor lorsqu’il a pris la tête du Parti Québécois, de 2015 à 2016. Après son retrait de la vie politique, il a repris les rênes de l’entreprise. Il a été nommé officier de l’Ordre national du Québec en 2022. Selon Forbes, la valeur nette de Pierre Karl Péladeau est estimée à 3,4 milliards USD (environ 4,7 milliards CAD).

8. Michael Latifi – 3,5 millards de dollars

Immigrant d’Iran, Michael Latifi est arrivé au Canada avec sa famille à l’adolescence. Il a grandi à Montréal et a obtenu son MBA à l’Université McGill. En 1995, il acquiert Vienna Meat Products, qui deviendra par la suite Sofina Foods Inc. À partir d’une seule usine de 60 employés, il a bâti un chef de file mondial grâce à une stratégie d’acquisitions audacieuse. À l’échelle globale, Sofina Foods emploie aujourd’hui plus de 13 000 personnes.

En 2007, il met sur pied la Fondation Sofina. Grand amateur de sport, Michael Latifi a également acquis une participation de 10% dans l’écurie de Formule 1 McLaren en 2018.

Selon Forbes, Michael Latifi a une fortune estimée de 3,5 milliards USD (4,8 milliards CAD).

7. Jacques D’Amours – 3,5 milliards de dollars

À l’instar de George Harrison qui était le «Beatle silencieux», Jacques D’Amours est l’un des fondateurs les plus discrets de la chaîne de dépanneurs Alimentation Couche-Tard. Durant ses 30 ans de carrière au sein de l’entreprise, Jacques a occupé de multiples fonctions avant de prendre sa retraite en 2014. Il a notamment agi à titre de directeur des services techniques, de vice-président des ventes, ainsi que de vice-président de l’administration et des opérations.

Aux côtés de ses cofondateurs, il a contribué à transformer une petite chaîne de trois dépanneurs des régions de Montréal et de Laval en une multinationale d’envergure, présente tant en Europe qu’en Amérique du Nord. Il a finalement quitté le conseil d’administration en 2023. Selon Forbes, la fortune personnelle de Jacques D’Amours s’élève à 3,7 milliards USD (environ 4,8 milliards CAD).

6. Jean Coutu et famille

Reportez-vous en 1969, dans un Québec en pleine mutation: c’est l’année où Jean Coutu et son partenaire Louis Michaud inaugurent la toute première pharmacie Pharm-Escomptes Jean Coutu à Montréal. Ce nouveau magasin a cassé le moule en offrant des heures d’ouverture prolongées et en proposant une vaste gamme d’articles «hors ordonnance». Depuis, les parents peuvent filer en douce à 20h30 pour dénicher les fournitures scolaires oubliées pour le lendemain matin!

En 1980, Jean Coutu rachète les actions de son partenaire Louis Michaud et devient l’unique propriétaire du Groupe Jean Coutu. Ensuite, les pharmacies Jean Coutu se déploient partout au Québec, et les premières succursales ouvrent leurs portes en Ontario et au Nouveau-Brunswick. La compagnie structure son réseau en magasins franchisés et le Groupe fait son entrée en Bourse en 1986.

Finalement, en 1987, le Groupe Jean Coutu achète la chaîne de pharmacies américaine Maxi Drugs et M. Coutu devient le chef d’une des plus grandes chaînes pharmaceutiques. Ses fils ont pris les contrôles en 1991. 

Le conglomérat Metro Inc. a acheté le Groupe Jean Coutu en 2018 pour 4,5 milliards. 

Jean Coutu est récipiendaire de plusieurs accolades, dont officier de l’Ordre national du Québec, officier de l’Ordre du Canada et commandeur de l’Ordre de Montréal. Selon Forbes, Jean Coutu et sa famille ont une fortune estimée à 3,6 milliards USD (4,9 milliards CAD).

5. Lawrence Stroll – 3,8 milliards de dollars

Lawrence Stroll est le propriétaire de l’écurie de Formule 1 Aston Martin, ainsi qu’actionnaire et président exécutif du conseil d’administration du constructeur automobile Aston Martin Lagonda depuis 2020. Mais avant de prendre le volant de cette icône britannique, il s’est illustré comme un investisseur visionnaire.

Né à Montréal en 1959, il fait ses premières armes dès l’adolescence au sein de l’entreprise de mode familiale. Entrepreneur dans l’âme, il acquiert les droits de la marque Ralph Lauren pour le marché européen. Il poursuit ensuite ses investissements stratégiques dans des griffes de renom telles que Pepe Jeans, Tommy Hilfiger et Michael Kors.

En 2011, Lawrence Stroll orchestre l’introduction en bourse (IPO) de Michael Kors avec son partenaire de longue date, Silas Chou. Ce fut un succès retentissant qui lui a permis de consolider une grande partie de sa richesse lors de la vente de ses actions.

Selon Forbes, Lawrence Stroll a une fortune d’une valeur d’environ 3,8 milliards USD (5,3 milliards CAD).

4. Stephen Jarislowsky – 3,9 milliards de dollars

Le parcours professionnel de Stephen Jarislowsky est quelque peu sinueux, mais ces détours de vie sont, après tout, assez fréquents.

Né à Berlin en 1925, Stephen Jarislowsky a passé son enfance aux Pays-Bas et en France avant d’immigrer aux États-Unis en 1941. Il a d’abord suivi une formation en génie mécanique puis, après avoir servi dans l’armée américaine, il a obtenu une maîtrise (MA) ainsi qu’un MBA, ce dernier provenant de l’Université Harvard.

Muni de son MBA, il s’est établi à Montréal pour occuper divers postes chez Alcan. Toutefois, son cœur penchait déjà vers l’analyse financière et l’investissement. En juin 1955, il fonde sa propre firme éponyme: Jarislowsky Fraser Limitée, spécialisée dans la recherche et l’analyse d’entreprises canadiennes. Plus tard, la société a également étendu ses activités au conseil en investissement.

Bâtie sur les principes fondamentaux de la finance, Jarislowsky Fraser Ltée est devenue une institution de premier plan, gérant jusqu’à 40 milliards CAD d’actifs sous gestion. En 2018, la Banque Scotia a fait l’acquisition de la firme pour la somme de 950 millions CAD.

Au cours de sa carrière, Stephen Jarislowsky a siégé au conseil d’administration de plusieurs des entreprises les plus influentes au monde, telles que Marconi et Abitibi-Consolidated. Il est également officier de l’Ordre du Canada et Grand Officier de l’Ordre national du Québec.

Stephen et sa femme Gail sont connus pour avoir financé de nombreuses chaires universitaires dans des domaines allant de l’économie à la religion. Selon Forbes, la fortune de Stephen Jarislowsky est estimée à 3,9 milliards USD (5,4 milliards CAD). 

3.  Ryan Cohen – 5,0 milliards de dollars

Entrepreneur pur sang, Ryan Cohen s’est lancé en affaires très tôt, tirant profit du commerce en ligne dès l’âge de 15 ans. Il a toutefois remporté son plus grand succès en 2011 en fondant Chewy, une boutique d’articles pour animaux en ligne. Sous sa direction, l’entreprise a connu une croissance fulgurante: son chiffre d’affaires annuel atteignait 3,5 milliards de dollars lorsqu’il a vendu Chewy à PetSmart, en 2017, pour la somme de 3,4 milliards $ US.

Il est demeuré au sein de la compagnie pendant un an, mais toujours animé par la fibre entrepreneuriale, il a investi 76 millions $ US en 2020 pour acquérir 13% des parts de GameStop, une chaîne de magasins spécialisée dans les jeux vidéo. Après avoir exigé une restructuration majeure de l’organisation, il s’est joint au conseil d’administration en 2021. Sa fortune a alors fait un bond prodigieux lorsque GameStop est devenue une action meme.

Selon Forbes, la fortune de Ryan Cohen est estimée à environ 5,0 milliards USD (soit 6,9 milliards CAD).

2. Emanuele (Lino) Saputo et famille – 6,4 milliards de dollars

Le gros bonnet de la famille Saputo, Emanuele (Lino) Saputo, a pris sa retraite de la compagnie de produits laitiers qui porte son nom en 2017. Il avait pris les rênes de l’entreprise de son père, Giuseppe, en 1969. Au fil des années, Lino a saisi des opportunités stratégiques pour devenir l’un des plus grands bâtisseurs d’empires commerciaux du Québec.

Dans les années soixante et soixante-dix, la demande pour les produits Saputo a explosé. Sous la direction de Lino, Saputo a acquis plusieurs usines de fabrication et a mis sur pied un réseau de distribution national afin de répondre à ses besoins en croissance rapide. Puis, en 1980, les Industries Saputo étaient le premier fabricant de fromage mozzarella au Canada.

Les acquisitions stratégiques se sont poursuivies dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix avec l’achat d’usines et de compagnies au Québec et aux États-Unis. En 1997, la compagnie est entrée à la Bourse de Toronto. Puis, dans les années deux mille, elle a conquis l’Ouest canadien et l’Argentine.

Lino a laissé la présidence à son fils, Lino A. Saputo, en 2004, tandis que le vétéran demeurait président du conseil d’administration jusqu’à sa retraite en 2017.

Lino Saputo a été nommé officier de l’Ordre national du Québec et membre de l’Ordre du Canada. De plus, il a reçu le titre de Grand Montréalais dans la catégorie économique et a été nommé commandeur de l’Ordre de Montréal.

Selon Forbes, la famille Emanuele (Lino) Saputo contrôle une fortune d’environ 6,4 milliards USD (8,8 milliards CAD).

1. Alain Bouchard – 7,9 milliards de dollars

Primus inter pares des millionnaires issus d’Alimentation Couche-Tard, Alain Bouchard surclasse non seulement ses collègues en termes de richesse, il est devenu LE Québécois le plus riche.

Comme beaucoup d’adolescents de son époque, Alain Bouchard a commencé à travailler dans un dépanneur Perrette géré par son frère. Il a rapidement démontré un talent pour le commerce de détail, si bien que l’administration de Perrette lui a confié des responsabilités accrues en matière d’expansion commerciale.

Alain a ensuite travaillé pour les dépanneurs Provi-Soir avant de se lancer en affaires à son propre compte. À 29 ans, fort de son expérience et d’un brin de folie de jeunesse, il ouvre son premier magasin en 1980.

C’est toutefois grâce à son association avec les autres membres clés de son équipe et à l’achat de la chaîne régionale de Québec, Couche-Tard, que l’essor de la fortune d’Alain est devenu presque inévitable. En 1997, Alimentation Couche-Tard a acquis les magasins Provi-Soir, tout en réalisant des acquisitions stratégiques ailleurs dans le monde.

En 2003, Alimentation Couche-Tard est devenue la deuxième plus grande chaîne de dépanneurs aux États-Unis en faisant l’acquisition des magasins Circle K pour 821 millions USD. Pour mettre les choses en perspective, son offre a devancé celles de géants comme Morgan Stanley et Blackstone.

Aujourd’hui, Alain Bouchard est toujours président exécutif du conseil d’administration d’Alimentation Couche-Tard, poste qu’il occupe depuis 2014. Il est également membre de l’Ordre du Canada et officier de l’Ordre national du Québec. Alain Bouchard s’occupe également de la fondation caritative qu’il a mise sur pied avec sa femme: la Fondation Sandra et Alain Bouchard. Selon Forbes, Alain Bouchard a une fortune estimée à environ 7,9 milliards USD (10,9 milliards CAD).

Quelques familles milliardaires

Vous vous demandez peut-être pourquoi certains noms bien connus ne figurent pas sur cette liste des Québécois les plus riches. Pour la plupart, c’est une question de division des avoirs familiaux: les héritiers du fondateur, ensemble, possèdent plus d’un milliard de dollars, mais pas individuellement. Voici une courte liste des familles milliardaires les plus influentes au Québec, selon les calculs du quotidien The Gazette.

Les Desmarais (Paul, André, etc.) – Héritiers de Paul Desmarais Sr, qui a déjà été l’homme le plus riche du Québec. Plusieurs ont dirigé Power Corporation, une entreprise de gestion financière autrefois propriétaires de La Presse. Fortune collective: plus de 7 G$.

Les Molson (Geoff, Andrew, etc.) – Héritiers d’une des plus anciennes familles d’entrepreneurs au Canada. Célèbres pour la brasserie Molson et leurs liens avec les Canadiens de Montréal. Fortune collective: environ 2 G$.

Les Kruger (Joseph Kruger II, etc.) – Propriétaires d’une des plus importantes entreprises de pâte et papier au Canada. Fortune collective: environ 2 G$.

Les Rossy (Lawrence, Neil, etc.) – Propriétaires des détaillants Dollorama et Rossy. Le fondateur Lawrence Rossy a déjà figuré sur la liste de milliardaires, mais une grande partie de la fortune familiale est désormais entre les mains des héritiers et d’une fondation familiale. Fortune collective: plus de 1 G$.

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