Au tour du municipal de financer l’économie sociale
La ville de Montréal a annoncé, lundi, une contribution de 921 000$ pour la nouvelle Maison de l’économie sociale, un carrefour qui regroupera plusieurs groupes communautaires.
Cette contribution financière s’ajoute à celle de 35,8 M$ annoncée par la première ministre Marois, le 17 mai dernier. Située depuis plus de 10 ans dans Hochelaga-Maisonneuve, la Maison de l’économie sociale sera relocalisée d’ici un an dans l’ancien couvent des Sœurs de la Providence, dans Ville-Marie.
Le nouveau bâtiment permettra aux organismes regroupés dans cette maison de disposer de plus d’espace et d’accueillir un plus grand nombre de groupes oeuvrant en économie sociale. Ces entreprises peuvent être autant des coopératives, des mutuelles que des organismes sans but lucratif.
Lors de l’annonce, le maire Micheal Applebaum était accompagné du ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée. Tous deux ont déclaré que les contributions symbolisent la grande importance qu’ils accordent au développement de l’économie sociale.
De tels appuis financiers sont non-négligeables, mais l’État a encore beaucoup à faire pour mettre l’économie sociale au premier plan, estime Guillaume Hébert, chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).
Selon M. Hébert, le gouvernement pourrait créer de nouveaux critères fiscaux permettant aux entreprises d’économie sociale d’être éligibles à un plus grand nombre de crédits d’impôts et de subventions.
Récemment, M. Hébert a réalisé un sondage auprès de 346 groupes communautaires. Parmi eux, 62% ont constaté que les bailleurs de fonds, incluant tous les paliers gouvernementaux, augmentent leur charge administrative et nuisent ainsi à leur capacité d’action.
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La maison de l’économie sociale en chiffres
Le bâtiment regroupant la nouvelle Maison de l’économie sociale aura plusieurs fonctions.
- 62 logements avec services pour personnes âgées.
- 32 studios pour un projet d’habitation avec soutien communautaire.
- 2500 mètres carrés d’espaces de bureau regroupant environ 120 travailleurs.