SPVM: Baisse des crimes liés aux gangs de rue
La criminalité attribuable aux gangs de rue de Montréal a connu une baisse de 25,5 % en 2009 et ne représente plus que 1,6 % des actes criminels commis dans la métropole. Malgré ce bilan positif présenté mardi, le Service de police de Montréal (SPVM) entend continuer de faire du phénomène des gangs de rue l’une de ses priorités. L’assistant-directeur et chef du Service des enquêtes spécialisées du SPVM, Jacques Robinette, a estimé que la perception du public commandait toujours qu’une attention particulière soit portée aux gangs de rue.
«La population a parfois l’impression que les gangs de rue foisonnent, alors que ce n’est pas réellement le cas, a indiqué M. Robinette. Mais nous devons agir pour améliorer le sentiment de sécurité des citoyens. Puisqu’ils ont l’impression que beaucoup de crimes sont commis par les gangs de rue, il est tout à fait justifié de continuer de faire du phénomène des gangs de rue une priorité.»
Criminalité en baisse
Au cours de l’année 2009, le nombre d’homicides liés aux gangs de rue est passé de 8 à 5, sur un total de 31 meurtres commis à Montréal. Le nombre de tentatives de meurtre liées aux mêmes groupes est quant à lui passé de 42 à 39, sur un total de 111 sur le territoire du SPVM. Ces diminutions se poursuivent depuis trois ans et s’expliqueraient, selon Jacques Robinette, par une présence policière accrue sur le terrain. «Si nous diminuons la pression, les gangs de rue pourraient revenir en force», a-t-il prévenu.