Soutenez

Si vous pouvez, donnez

Personne n’est à l’abri. La malchance, la maladie ou la conjoncture peuvent venir ébranler l’équilibre qui règne dans bien des foyers. Tout bascule et un coup de main bienveillant peut alors faire la différence.

Le Bilan Faim publié par Banques alimentaires Québec montre que malgré la reprise,  le nombre de personnes ayant recours au dépannage alimentaire depuis 2009 a augmenté de 12,3 %. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est de voir le visage de la pauvreté évoluer et englober de plus en plus des gagne-petit, des gens qui travaillent et qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Les familles sont particulièrement touchées. Elles représentent plus de 50 % des demandes.

Depuis 10 ans, les médias unissent leurs voix pour adoucir un peu la période des Fêtes des plus démunis. C’est une action ponctuelle, mais qui fait toute une différence dans la vie des organismes d’aide et, surtout, pour ceux dans le besoin. Hier, partout au Québec, des centaines de bénévoles se sont activés pour amasser dollars et denrées. Leur action a porté ses fruits. Elle nous a sensibilisés.

La Guignolée, c’est le moment de travailler sur les conséquences de la pauvreté. Comme société, il faut aussi s’attarder aux causes, tenter de contrôler ce sur quoi nous avons du contrôle. L’éducation est probablement le principal vecteur qui peut réellement faire une différence. Plus nous sommes outillés, plus il est possible de faire face à l’adversité. L’éducation ne nous met pas à l’abri, mais elle nous donne des options. Il est donc impératif, comme société, de prendre le taureau par les cornes et d’agir.

Pour l’instant, il est possible de faire une différence, de poser un geste de solidarité qui peut redonner la confiance. Car savoir qu’il y a un réseau d’entraide derrière nous nous permet de nous concentrer sur la possibilité de nous remettre en marche.

Jusqu’au 24 décembre, il est possible de poser un geste simple. À travers les réseaux de la Banque Laurentienne, des pharmacies Jean Coutu et des Maxi, Loblaw et Provigo, on peut apporter notre contribution à cette grande chaîne de solidarité et de partage. Quelques sous, un pot de beurre d’arachide, des noix, de la nourriture pour bébé, des conserves, des pâtes, du lait en poudre ou des petites douceurs déposés dans les bacs feront toute la différence. Si vous pouvez, donnez.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.