La CSQ veut redorer l’image du syndicalisme
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) dresse un bilan peu reluisant du syndicalisme en 2013.
Sa présidente, Louise Chabot, juge que les syndicats sont souvent mal perçus par la population. «On ne se met pas la tête dans le sable, on sait qu’on n’a pas toujours la cote, que bien souvent il faut défendre le travail qu’on fait et que trop souvent l’apport des organisations syndicales aux progrès de notre société est oublié», a affirmé Mme Chabot, lundi. Elle admet que certains témoignages de la commission Charbonneau n’ont pas aidé leur cause.
Tout comme l’a dénoncé dimanche la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la CSQ juge également que de nombreuses attaques législatives du gouvernement conservateur ont affaibli l’action du mouvement syndical.
Elle souhaite donc, en 2014, s’unir aux autres syndicats québécois et canadiens lors de futurs États généraux du syndicalisme, afin de redorer son image, d’établir des priorités communes et de redonner sa force au mouvement.
«Le mouvement syndical se dresse comme rempart face aux inégalités et est porteur de valeurs comme la justice sociale et la solidarité, a plaidé Mme Chabot. Les sociétés ayant les plus forts taux de syndicalisation sont celles où les écarts entre les riches et les pauvres sont les moins importants.»
La présidente de la CSQ n’a pas été en mesure de se prononcer sur un moment où cette grande rencontre aurait lieu, mais a affirmé qu’une réunion avec d’autres leaders syndicaux était prévue bientôt afin d’organiser le tout.
Mme Chabot a par ailleurs qualifié 2014 «d’année de tous les combats». La CSQ souhaite, entre autres, qu’un vaste débat sur la fiscalité soit tenu au Québec, de façon à trouver de nouvelles sources de revenus qui permettraient d’investir davantage dans les systèmes de santé et d’éducation.
La centrale syndicale, qui représente près de 130 000 travailleurs du domaine de l’éducation, revendique d’ailleurs que le gouvernement du Québec fasse un portrait réel de la situation de toutes les écoles du Québec en terme de qualité de l’air et de conditions sanitaires.
Elle se prépare aussi à négocier cette année l’entente collective des responsables de services de garde en milieu familial.