Les intentions sont bonnes… reste à agir
Les Québécois sont de plus en plus conscients que bien manger a une influence sur leur santé, mais ils concèdent qu’ils ont encore du chemin à faire pour améliorer leurs habitudes alimentaires.
C’est ce qui ressort d’un sondage Ipsos Reid mené pour Les diététistes du Canada qui sera dévoilé aujourd’hui dans le cadre du Mois de la nutrition, qui a lieu chaque année en mars.
«Il y a de plus en plus de gens qui réalisent que bien bouger va avec bien manger, et même, que l’un ne va pas sans l’autre», constate Stéphanie Côté, nutritionniste et porte-parole du Mois de la nutrition, dont le thème cette année est justement «Bouger et bien manger, c’est gagnant». Ainsi, sept Québécois sur dix (68 %) ont modifié leurs habitudes alimentaires dans la dernière année pour améliorer leur forme physique, mais 85 % affirment qu’ils pourraient faire mieux.
«On remarque qu’il y a beaucoup de bonnes intentions; la difficulté réside toujours dans l’action», explique Mme Côté. Pour la nutritionniste, les outils sont là. «À savoir si les gens connaissent toutes ces ressources et où les trouver, là, je crois qu’il y a de la sensibilisation à faire.»
Mme Côté plaide pour une reconnaissance de sa profession dans les programmes d’assurances collectives. «Beaucoup de programmes remboursent les frais de massothérapie, de naturopathie, mais les nutritionnistes sont rarement parmi les professionnels couverts. Ça serait un bon pas en avant.»
L’abc d’une saine alimentation
Les gens, aujourd’hui, sont de plus en plus sensibilisés, croit Stéphanie Côté, qui ajoute tout de même qu’il y a encore un travail d’éducation à faire. «Ce n’est pas l’abondance d’informations qui fait que les gens en savent plus, indique-t-elle. Des fois, il faut cibler et trier pour que les messages soient retenus.»
Stéphanie Côté croit aussi que l’éducation doit se faire de façon plus précoce, dans les écoles. «Il y a quelques initiatives, mais c’est insuffisant, reconnaît-elle. Plus on agit tôt, plus les bonnes habitudes seront facilement intégrées.»