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35 000 touristes en Antarctique d'ici 2009

Photo: Archives Métro

L’Antarctique se transforme tranquillement en destination touristique. Au cours des dernières années, le flux des touristes qui y sont débarqués n’a cessé d’augmenter.

Le continent blanc prévoit recevoir 34 182 visiteurs entre novembre 2008 et mars 2009, selon l’International Associa­tion of Antarctica Tour Operators. Soixante bateaux de sept pays y feront un arrêt. Un chiffre plus qu’impressionnant, considérant que les lieux n’ont pas de véritables infrastructures touristiques.

Au dire de Miguel Angel, le directeur du Centre des recherches océaniques de l’Université Andres Bello, il n’est pas très compliqué de se rendre en Antarctique… si on a de l’argent! C’est donc dire que l’Antarctique n’est plus seulement l’affaire des marins, des explorateurs et des scientifiques. Un voyage sur le continent blanc coûtera entre 5 000 $ et 10 000 $.

Pendant la saison 2006-2007, 35,5 % des touristes venaient des États-Unis, 13,5 %, du Royaume-Uni, et 12,2 %, d’Allemagne. Des voyageurs canadiens, australiens, néerlandais et suisse ont aussi fait escale sur le continent.

Des détracteurs
L’arrivée massive de touristes ne fait pas que des heureux, sur un continent où la conservation est un enjeu majeur. Les effets sur l’environnement seront bien sûr importants. «Si un visiteur laisse une pile ou tout autre équipement sur place, il y aura des effets», croit Gabriela Armijo, directrice du Laboratoire sur le climat et la biologie de la Central University.

Les organisations touristiques ont toutefois clairement exprimé qu’elles prenaient la question au sérieux et elles se sont engagées à tout faire pour préserver l’écosystème unique du continent.

Selon Mme Armijo, si le tourisme est mal encadré et que les règles ne sont pas respectées, les espèces animales de la région pourraient souffrir d’une possible contamination de l’eau ou de la détérioration de leurs habitats.

D’après les règlements du Traité de l’Antarctique, aucun hôtel ne peut être construit sur ce continent et tous les déchets doivent être envoyés à l’extérieur. De plus, les bateaux doivent accoster loin de la côte; les touristes n’accostent que par Zodiac.

En outre, ils ne peuvent s’approcher des espèces animales qui y vivent.

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