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Défendre les droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale

Photo: collaboration spéciale
Julie Chaumont - Collaboration spéciale

«En ayant connaissance de leurs droits, les gens peuvent reprendre le contrôle de leur vie», affirme Kevin Boire, conseiller en défense des droits pour l’organisme communautaire Action Autonomie, le collectif pour la défense des droits en santé mentale de Montréal.

En quoi consiste votre travail de conseiller en défense des droits au sein de l’organisme Action Autonomie?
Mon travail consiste à faire valoir les droits des personnes ayant un problème de santé mentale, quel qu’il soit. Je reçois les demandes, les évalue et, à la lumière de mes connaissances, j’informe l’individu sur ses droits afin qu’il puisse prendre les actions nécessaires pour régler son problème. Chez Action Autonomie, nous favorisons la prise en charge de la personne par elle-même. Notre mission en est donc une d’information et d’éducation. Par exemple, un individu qui est suivi en psychiatrie et qui a des problèmes avec son hôpital ou son médecin peut venir nous consulter. Nous allons l’écouter et évaluer si, selon ses droits, elle peut faire quelque chose pour changer la situation. Des fois, il n’y a rien à faire, mais le simple fait de renseigner la personne sur ses droits peut lui apporter beaucoup, lui donner plus de contrôle sur sa vie.

Quelle formation avez-vous suivie pour devenir conseiller en défense des droits dans cet organisme communautaire?
J’ai une formation en éducation spécialisée. J’ai été travailleur de rue pendant 10 ans, un métier qui, d’une certaine façon, vise aussi la défense des droits de la personne.

Depuis combien de temps travaillez-vous pour Action Autonomie?
13 ans.

Quel aspect du travail préférez-vous?
Lorsqu’une personne m’appelle pour me dire qu’elle a réussi à obtenir gain de cause. Ce sont malheureusement des cas minoritaires, mais très valorisants.

«Même si je travaille souvent dans le négatif, j’aime pouvoir éduquer notre clientèle. C’est merveilleux de savoir qu’on réussit à donner des outils aux gens.» – Kevin Boire

Quel aspect du travail trouvez-vous le plus difficile?
Entendre la détresse des gens. Des fois, au téléphone, on se fait dire: «T’es la dernière personne que j’appelle.» Les gens déballent leur sac, et ce n’est pas toujours facile d’entendre les problèmes qu’ils ont avec leur logement, la psychiatrie, leur famille, etc. Surtout que, parfois, il n’y a malheureusement aucune démarche possible pour améliorer leur situation.

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