Pas que dans les films!

Cet automne, au cours d’une virée de filles à New York, une de mes amies a fait la rencontre d’un gentil jeune homme néo-zélandais dans un bar. Ils se sont échangé leurs courriels, et depuis, ils s’écrivent presque tous les jours, se parlent au téléphone et passent même plusieurs soirées à discuter les yeux dans les yeux via Skype. Romantique? Oh que oui! Excitant? Certainement!

Seul bémol : Mike vit en Nouvelle-Zélande, où il joue dans une équipe professionnelle de rugby, et Marie habite à Trois-Rivières, où elle est enseignante, avec sa petite fille de deux ans. Mike semble tellement épris de mon amie qu’il lui a dit qu’il était prêt, au printemps, à parcourir les milliers de kilomètres qui les séparent pour vérifier si leur histoire d’amour virtuelle pourrait devenir réelle. Mike a même mis la charrue avant les boufs en faisant miroiter à mon amie qu’il serait prêt, si tout se passe bien, à quitter sa Nouvelle-Zélande natale pour venir s’établir à Trois-Rivières avec Marie et sa fille.

Non, vous ne lisez pas le scénario du prochain film mettant en vedette Kate Hudson et Matthew McConaughey, mais l’histoire d’amour de mon amie Marie, qui, depuis des mois, nous garde en haleine, mes amies et moi.

Mais comme dans toute bonne comédie romantique, il y a des protagonistes qui viennent jeter un peu d’ombre au tableau de cette histoire qui semble tout droit sortie de la tête d’un scénariste hollywoodien. Il y a tout d’abord la famille de Marie, qui est un peu inquiète. Marie et Mike devaient se rejoindre à Paris pendant le temps des Fêtes pour voir s’ils avaient vraiment tant d’atomes crochus, mais les parents de mon amie n’étaient pas très chauds à l’idée qu’elle traverse l’océan pour aller passer quelques jours, seule avec un parfait inconnu. Et si c’était un psychopathe?

Il y a aussi nous, ses amies, qui ne voulons pas que ses attentes se soldent par une amère déception. Comme Marie n’a connu aucun rapprochement physique avec le jeune homme en question, nous craignons que ce dernier embrasse comme un jeune adolescent inexpérimenté et qu’il baise comme un pied.

Toutefois, même si nous nous inquiétons de la satisfaction sexuelle de notre amie et même si nous tentons de lui donner des avis réfléchis sur toute cette affaire, nous ne pouvons pas nous empêcher d’être fascinées par cette histoire. Oui, j’ai dit la semaine passée qu’en 2011, je voulais arrêter de croire aux contes de fées, mais je ne peux m’empêcher de souhaiter que cette histoire qui a commencé par un banal «Il était une fois…» se termine par «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants»…

– Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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