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La voiture dehors, place au jardin

Des résidents des Onze, une coopérative d’habitation située dans le quartier Villeray, souhaite joindre l’utile à l’agréable en transformant une de leurs places de stationnement en espace vert.

« L’été, c’est un véritable fourneau dans notre cour. Il y a l’asphalte, les murs de briques et peu de végétaux. Je ne suis même pas capable d’aller sur mon balcon, car c’est invivable », illustre Patrice Sansregret, membre de la coopérative de la rue Saint-Denis.

« Saint-Denis n’est pas un endroit où l’on peut rester plusieurs heures. Il y a beaucoup de poussière et trop de bruit avec la circulation, ce qui nous empêche d’utiliser notre balcon avant. C’est pourquoi nous voulons améliorer notre qualité de vie en faisant des modifications à l’arrière. C’est indispensable », ajoute Mathieu Fréchette, locataire.

Ayant un espace de stationnement inutilisé, les membres ont décidé de le transformer en un jardin.

« Nous sommes à 100 mètres du métro et nous avons un support à vélo qui est surutilisé. Ceux qui ont une voiture ont déjà leur place de stationnement. Nous en avons une de trop. Nous voulons la transformer pour ainsi avoir un endroit agréable où nous pouvons tous nous réunir », indique M. Sansregret, aussi membre du comité vert des Onze.

Les citoyens, pioches et pelles à la main, étaient prêts à entamer les travaux le 1er juin. Toutefois, ils se sont aperçus que çela leur était impossible.

« Il y a un règlement à la Ville qui stipule que nous devons avoir une place de stationnement par deux logements. Avec 11 adresses, nous devons posséder six espaces, ce qui est le cas présentement, explique M. Sansregret. Nous devons donc entamer des démarches pour tenter d’obtenir une dérogation à cet article. »

Les étapes administratives pourraient empêcher les résidents de planter, cet été.

« Nous ne pensons pas que les autorités sont contre notre idée, mais nous craignons qu’elles sabotent notre projet de jardin en nous refusant la dérogation. Nous sommes les propriétaires des lieux, nous voulons aménager notre espace, mais nous pourrions être bloqués par une loi qui date des années 1950 », déplore M. Sansregret.

« J’appuie leur initiative. Je vais d’ailleurs déposer une modification au règlement qui permettrait des aires de détente au lieu de stationnements dans les cours de nouvelles constructions. Pour ce qui est de la situation de la coopérative, ce sera un cas particulier que le conseil d’arrondissement va évaluer séparément. Mais nous souhaitons que les ruelles soient de moins en moins utilisées en tant que stationnement à aire ouverte », soutient la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre.

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