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L'arrondissement de Verdun n'ira pas en référendum sur le projet d'école

L’arrondissement de Verdun n’a pas tardé à réagir à la demande des citoyens de L’Île-des-Soeurs qui exigeaient la tenue d’un référendum sur le projet de construction d’une école au parc de la Fontaine. Devant la volonté exprimée par un fort pourcentage d’entre eux, les élus de l’arrondissement de Verdun ont décidé de renoncer à la tenue de ce référendum.

Cela signifie donc que le changement de zonage proposé ne pourra être adopté et, en conséquence, on ne pourra construire l’école primaire que le ministère de l’Éducation avait autorisée. À l’analyse des résultats du registre qui, tel que publié mercredi soir, on constate que 747 personnes (sur 2677) ont manifesté leur détermination à bloquer le changement de zonage.

« Mes collègues du conseil et moi sommes très déçus de constater que le syndrome PDMC (Pas dans ma cour) a prévalu sur l’intérêt collectif », a déclaré le maire. « Je l’ai dit à maintes reprises, et je le redis encore aujourd’hui, le parc de la Fontaine demeure le seul site appartenant à l’arrondissement qui convient pour y construire une école primaire et qui n’aurait occupé que 10 % de sa superficie. » L’arrondissement a toujours indiqué qu’il n’avait pas l’intention d’acheter un terrain pour ensuite le céder à la Commission scolaire.

Il est bien évident que la volonté exprimée par les opposants au projet sème la dévastation auprès des parents de L’Île-des-Soeurs qui ont des enfants en âge de fréquenter l’école primaire. Pour eux, le rejet du changement de zonage signifie, à toutes fins pratiques, que la nouvelle école ne pourra être construite sur le territoire de l’île des Sœurs.

Le seul espoir qu’il leur reste réside dans la démarche que vient d’annoncer le maire Claude Trudel. Celui-ci demande au député provincial de Verdun, M. Henri-François Gautrin, d’intervenir auprès du gouvernement pour apporter les amendements nécessaires afin d’éviter que de telles situations perdurent. Référant au processus réglementaire de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, le maire continue de trouver illogique et aberrant le fait que seuls les citoyens habitant la zone limitrophe du secteur concerné peuvent décider du sort d’un équipement ou d’une installation profitant à l’ensemble de la communauté. Dans le cas du dossier de l’école de L’Île-des-Sœurs, il affirme que c’est un mince 4 % de la population qui a déterminé l’avenir réservé aux enfants du quartier.

Le maire se dit également préoccupé par l’article 89 de la de la Charte de la Ville de Montréal qui s’applique uniquement aux installations à caractère régional. Tout comme il l’a fait à maintes reprises, il continue de demander au gouvernement du Québec de modifier cet article. Il insiste pour qu’y soient incluses des installations à caractère local, telle une école primaire.

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