Bruit et transport de matières dangereuses : le CN pressé d’agir
Le bruit et les vibrations dérangent. Le transport de matières dangereuses inquiète. Une cinquantaine de citoyens ont pris part à l’assemblée organisée par l’Opération populaire d’aménagement de la Table Action-Gardien et le comité Nous et les trains pour faire le point sur les nuisances sonores et les risques pour la santé reliés aux trains de marchandises qui traversent Pointe-Saint-Charles.
Bien que trois graisseurs visant à réduire le bruit aient été installés en 2009 par le CN suites aux négociations menées par Nous et les trains, des problèmes persistent. Les citoyens demandent à l’entreprise des mesures concrètes pour réduire le bruit généré par les manœuvres de triage qui ont lieu le jour comme la nuit.
On a notamment proposé lors de la rencontre de modifier les horaires pour éviter le triage la nuit ainsi que l’aménagement de murs antibruit végétalisés. Les citoyens ont surtout retenu une revendication: éliminer les activités de triage au cœur du quartier en déviant les trains de marchandises sur des voies ferrées déjà existantes au sud de Pointe-Saint-Charles. Cette déviation, techniquement faisable, ne serait pas exclue par le CN. «Mais à condition que quelqu’un d’autre paie la lourde facture», ont souligné les organisateurs de la rencontre.
Les participants à l’assemblée ont aussi indiqué qu’ils n’excluaient pas un recours au tribunal sur les nuisances relatives aux bruits et aux vibrations de l’Office du transport du Canada si les démarches avec le CN n’aboutissent pas.
Le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais, et le député de Jeanne-Le Ber, Tyrone Benskin – par la voix de son attachée politique–, ont réaffirmé lors de la rencontre leur engagement à soutenir les citoyens dans leurs démarches.
M. Dorais s’est engagé à mettre en place, avec les citoyens et les groupes communautaires, un comité de gestion de risques. Bien qu’il ne transportait par de matières dangereuses, le train qui a déraillé le 24 septembre dernier a tout de même relancé le débat sur ce type de transport à quelques mètres des habitations.
Les citoyens ont affirmé leur volonté et leur droit d’être informés des risques associés au transport de matières dangereuses dans leur quartier et des mesures prises pour les atténuer. Benoit Dorais a confirmé lors de la séance du conseil du 6 décembre que l’arrondissement participera à la mise en place d’un «moyen de communication formel» entre le CN, les groupes communautaires et l’arrondissement.