Le maire Claude Trudel dénonce la campagne des opposants au projet d'école
Devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest de Montréal (CCISOM), le maire Claude Trudel a fait un plaidoyer en faveur d’un « Verdun des familles ». C’est sous cet angle qu’il a souligné l’opposition de certains citoyens à la construction de la nouvelle école, au parc de la Fontaine.
La conférence avait pour thème « Verdun…à l’heure des choix » et M. Trudel a clairement indiqué que les élus de l’arrondissement avaient fait leurs choix, dans plusieurs dossiers, même si cela leur vaut parfois des manifestations hostiles de la part de certains groupes de citoyens. La majeure partie de son allocution a été consacrée à l’un de ces «dossiers chauds», le projet de nouvelle école, à L’Île-des-Sœurs.
« Ce projet contient tous les germes de discorde et d’exagération. Les opposants continuent de mener une campagne agressive de désinformation à outrance en oubliant carrément de penser aux besoins des enfants du quartier. Leur quiétude passe avant tout le reste. Certains vont même jusqu’à menacer des commerçants qui épousent la cause des parents », a-t-il dit.
Présentant un bref historique du dossier, il a expliqué que la campagne des opposants avait obligé l’arrondissement à suspendre le processus d’amendement au zonage qui est nécessaire pour la construction de l’école. Il a aussi décrit les principales recommandations du comité formé pour bonifier le projet et le rendre plus acceptable. Il a également rappelé que l’arrondissement avait procédé à une analyse exhaustive de 24 autres sites et qu’ils avaient tous été rejetés pour diverses raisons. Le parc de la Fontaine demeure donc le seul site où cette école peut être construite, sur le territoire de l’île des Sœurs.
S’appuyant sur un commentaire de l’éditorialiste François Cardinal, de La Presse, M. Trudel a affirmé que les recommandations du comité et les décisions de l’arrondissement tenaient compte de toutes les inquiétudes des opposants. Il estime qu’il ne reste donc que le phénomène «pas dans ma cour» pour expliquer les charges agressives que ces derniers mènent contre le projet.
Rappelant que le projet d’école est celui de tous les résidents de L’Île-des-Sœurs, il a précisé qu’il suffirait de 280 signatures, lors du registre du 26 octobre, pour forcer l’arrondissement à tenir un référendum. Il a également expliqué qu’advenant une faible participation à ce scrutin, il suffirait de quelques centaines de personnes pour empêcher la construction de cette école. Il s’indigne devant une telle éventualité qui irait à l’encontre de la volonté d’une forte majorité de la population de l’île: « La Loi nous interdit de décréter un référendum à la grandeur de l’île. Mais si je le pouvais, je le ferais et je le gagnerais aux deux tiers des votes. Dans ce dossier, a poursuivi le maire, nous sommes rendus à l’heure du choix. Mais ce choix risque d’être fait par une minorité de personnes ».
C’est donc dans une semaine que l’on saura si le projet d’école devra subir le test d’un scrutin référendaire. Les parents et les membres du conseil multiplieront, d’ici le 26 octobre, leurs efforts pour s’assurer que les électeurs soient bien informés de tous les enjeux de ce dossier. Il les a d’ailleurs bien résumés, en terminant cette partie de sa présentation: «Pensez-y! Une école, c’est sacré!»