Les graffitis, un obstacle au développement de Hochelaga-Maisonneuve
« J’étais sous le choc lorsque le premier graffiti est apparu sur le mur de mon domicile. Le pire, c’est que ça se multiplie », indique Mme Mireault, une citoyenne de Hochelaga-Maisonneuve.
« Je me suis sentie désemparée. Ces tags amplifient le sentiment d’insécurité. Je veux pouvoir me sentir en sécurité dans mon quartier et des graffitis peuvent nuire à cela », ajoute Karina Hammond, une commerçante de la rue Ontario.
L’accumulation de tags peut avoir un impact important sur le développement du secteur, soutiennent les deux dames.
« Ç’a l’air défraîchi. Avec ces dessins, le bâtiment perd de la valeur. De plus, ça donne mauvaise presse au quartier. Avoir su, je ne me serais jamais installée à Hochelaga-Maisonneuve. Je suis amèrement déçue », affirme Mme Mireault.
« Pour les nouveaux investisseurs et les familles, ce n’est pas accueillant. En laissant ça aller, on transmet l’image que notre quartier n’est pas accessible », fait valoir Mme Hammond.
Les citoyennes ont souligné le non-sens, selon elles, des coupes dans le programme de retrait des graffitis de l’organisme Y’a quelqu’un l’aut’bord du mur par l’administration locale.
« Je suis déçue que l’arrondissement n’intervienne pas. On paye déjà assez cher de taxes pour avoir droit à ce service. Là, ça va me coûter entre 200 et 450 $ pour retirer les graffitis sur mon mur et rien ne me dit qu’il n’y en aura pas d’autres par la suite », laisse savoir Mme Mireault.
« C’est un programme essentiel pour le quartier, étant donné que Hochelaga est parmi les plus ciblés. Il faut se réapproprier notre territoire et ça va se faire avec la revitalisation », poursuit Mme Hammond.