Mieux vaut prévenir…

Urgences qui débordent de façon chronique. Un très long temps d’attente qui est devenu la norme. Des infirmières qui n’en peuvent plus. Le système de santé québécois est bien mal en point. Il aurait même besoin d’un bon médecin à son chevet. Or, le ministre Bolduc apparaît dépassé.

Triste constat : après tous les tests diagnostics livrés par MM. Clair, Ménard et Castonguay, l’application du traitement se fait toujours attendre. Pourtant, ces rapports ont mis sur la table une série de solutions qui méritent qu’on s’y attarde. D’ailleurs, cette semaine encore, Claude Castonguay réclamait l’application de son rapport.

À force de se mettre la tête dans le sable et de remettre à plus tard l’administration des bons médicaments, notre système de santé va finir par y passer. La solution ne réside pas seulement dans l’ajout de budgets additionnels. Le système est un patient aux soins intensifs. Il n’a pas besoin d’un peu plus de ce qui ne fonctionne pas. Il a besoin d’oxygène. Le modèle doit être modernisé pour faire face au choc démographique annoncé.

Les établissements doivent avoir une marge de manouvre pour trouver le modèle qui  correspond à leur réalité. Certains ont déjà mis en place des approches qui donnent des résultats, souvent au moyen de projets pilotes qui tardent à se répandre.

On doit encadrer la présence du privé plutôt que l’ignorer. Que des infirmières et des médecins décident de travailler dans des agences privées, c’est leur droit. Quand cette pratique affaiblit le système au lieu de le renforcer, il  est plus que temps d’agir.

Comme le mentionnait le père de l’assurance maladie, Claude Castonguay, le ministre intervient sans plan d’intervention. Le Dr Bolduc ne présente aucune vision d’ensemble. Il ne propose que des approches à la pièce, soit l’équivalent d’un diachylon sur une plaie ouverte. Le temps est venu pour lui de relire tous les rapports qui dorment sur les tablettes et de s’en inspirer pour enfin offrir un traitement de choix à un patient qui en a bien besoin.

Mieux vaut prévenir que guérir, dit le dicton. Pourtant, le gouvernement préfère attendre et remettre à plus tard l’inévitable, ce qui risque de faire encore plus mal. Pendant ce temps, les patients comme les professionnels de la santé subissent la médecine du gouvernement.

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