Gilles Taillon, le sauveur?

La page est maintenant tournée. L’ADQ a un nouveau chef. Avec à peine deux voix d’avance sur son adversaire Éric Caire, Gilles Taillon est maintenant aux commandes. Le défi est de taille. Avec un taux de participation anémique, l’ADQ doit, comme son chef, se refaire une santé.

Le nouveau chef ne bénéficie pas de l’élan qui caractérise habituellement une campagne à la chefferie. La lune de miel a été éclipsée par une campagne où les cafouillages ont occupé l’avant-scène. Le contenu a laissé place à une confusion et à des échanges peu édifiants. Cela est d’ailleurs plutôt particulier pour un parti qui a fait sa marque grâce à l’audace de ses propositions.

D’accord ou pas avec ses idées, on peut dire que, depuis sa fondation, l’Action démocratique du Québec a dérangé. Mario Dumont, qui en a été le visage pendant toutes ces années, a fait sa marque. Il a brossé, souvent crument, les défis du Québec. Il a mis sur la table des propositions qui brassaient. Loin des positions de statu quo, il en a fait un parti autonomiste. Un concept qui se déclinait dans les différentes sphères d’action de l’État. La plateforme de l’ADQ présentait un modèle de responsabilités partagées entre l’État, la communauté, l’entreprise et le citoyen.

Longtemps un vent frais dans le paysage politique québécois, l’ADQ est aujourd’hui à un carrefour . Le chef qui a été choisi a du pain sur la planche. Il est certain que Gilles Taillon doit s’assurer de faire l’unité et de bâtir les bases d’une organisation solide. Au-delà des considérations internes, il doit mettre à l’avant-plan des propositions qui contribueront à tisser le lien de confiance avec la population.

Certes, les militants de l’ADQ auraient pu attendre pour lancer la course. Avec un gouvernement majoritaire en place, il n’y avait pas d’urgence. L’organisation aurait pu profiter de plus de temps pour peaufiner la mise en ouvre de ce scrutin. Qu’à cela ne tienne, les militants doivent assumer leur choix, et Gilles Taillon doit se mettre à la tâche.  Il n’y a pas de sauveur en politique. Seuls l’audace et le travail permettront une véritable relance de l’ADQ.

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