Un candidat du NPD explique sa prestation au débat
MONTRÉAL — Le candidat du NPD dans La Prairie, Pierre Chicoine, a dû défendre sa prestation plutôt confuse lors d’un débat organisé par une télévision de la Rive-Sud de Montréal entre des candidats locaux. Il avoue que la politique est un métier qu’il apprend à la dure.
Lors de ce débat, dont un montage de morceaux choisis circule sur YouTube, le candidat a du mal à expliquer sa position sur le pont Champlain et sur l’oléoduc de TransCanada qui doit traverser plusieurs municipalités et cours d’eau. Il s’emmêle dans ses réponses, est parfois difficile à suivre, mais est surtout très nerveux devant la télévision.
En entrevue mardi, il a admis qu’il était très nerveux lors de ce débat. Il a souligné qu’il n’avait pas beaucoup d’expérience et qu’il apprenait le métier sur le tas.
«Non, effectivement», ce débat n’a pas trop bien été pour lui, a-t-il admis d’emblée.
«Je n’ai pas beaucoup d’expérience en télévision et dans mes communications avec les médias. Je l’apprends à la dure présentement», a-t-il lancé.
Durant ce débat, on le voit tergiverser dans ses réponses; on assiste à des silences de quelques secondes et il semble confus. «On montre trois minutes, là, du débat. C’est sûr que ce ne sont pas des minutes qui m’avantagent dans ce cas-ci. Mais j’ai quand même pas paniqué; j’ai repris deux, trois bonnes respirations, et puis j’ai continué le débat. Et ça s’est mieux passé par la suite», a-t-il dit.
Il a fait remarquer, cependant, qu’il ne s’est pas caché et donne aujourd’hui des entrevues aux médias pour s’expliquer.
D’ailleurs, moins nerveux en entrevue, il a effectivement mieux expliqué ses positions sur le pont Champlain, pour lequel, comme la plupart des intervenants, il rejette l’idée d’un péage. Comme d’autres, il fait valoir qu’il s’agit d’un pont de remplacement, non d’une nouvelle infrastructure. Il rappelle aussi à quel point c’est un pont achalandé, qui joue un rôle important dans le développement économique.
De même, au plan local, M. Chicoine veut faire reconnaître le musée ferroviaire de Saint-Constant comme un musée national. Son frère — le député néo-démocrate Sylvain Chicoine, dans Châteauguay – Saint-Constant — s’est déjà consacré à ce dossier. De cette façon, le musée «s’assurerait d’avoir des fonds à long terme. Il possède plusieurs wagons et machines et il y en a qui sont retirés pour rénovation, donc ça leur permettrait d’investir» dans cet équipement pour rendre le musée encore plus attirant, fait valoir le candidat néo-démocrate.
Quant au projet d’oléoduc de TransCanada, il défend la position officielle de son chef Thomas Mulcair, à savoir qu’il faut un processus d’évaluation environnementale plus rigoureux et transparent avant de trancher la question.
La route 132 demeure un enjeu régional d’importance également. «On veut investir dans les infrastructures. Il est question que la 132 devienne un boulevard urbain. Le gouvernement provincial a repoussé le projet, mais je pense qu’on peut travailler avec les instances du coin pour peut-être les aider à devancer le projet», avance-t-il.