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Robert Poëti sera plus présent dans son comté

Photo: FELIX O.J. FOURNIER LAPRESSE L

Quelques semaines après avoir perdu le ministère des Transports et ses fonctions de responsable de la région de Montréal, Robert Poëti s’adapte à sa nouvelle vie de simple député de Marguerite-Bourgeoys.

«Je n’avais pas l’intention de claquer la porte au Parti libéral pour lancer le comté dans une élection partielle à ce moment-ci de l’année», indique M. Poëti.

S’il a décidé de demeurer député jusqu’à la fin de son mandat, il refuse de dire s’il sera de retour sur les rangs aux prochaines élections générales. «C’est trop loin et il se passe tellement de choses en deux ans et demi», soutient-il

Poëti s’est absenté lors de l’assermentation des ministres. «Il m’apparaissait inapproprié d’être là, par respect pour mes collègues qui venaient d’être renommés ou reconduits dans leurs fonctions».

Quatre minutes de purgatoire
Robert Poëti confirme que sa rencontre avec le premier ministre Philippe Couillard a duré quatre minutes. «Il s’est dit satisfait de mon travail et qu’il n’avait rien contre moi. Il m’a dit que je tombais dans un mauvais timing, puisqu’il voulait plus de jeunes, de femmes et de gens de région. Je ne répondais à aucun des trois critères», avoue le politicien.

Parmi ses privilèges perdus, Robert Poëti n’a plus de garde du corps ni de chauffeur attitré. Un chauffeur est néanmoins venu le reconduire à Montréal lorsqu’il a appris la nouvelle le 27 janvier. «Je n’ai plus de voiture, puisque j’avais vendu la mienne. Je peux utiliser celle de ma conjointe», précise-t-il.

Plus présent sur le terrain
Robert Poëti travaillera désormais à temps plein pour le comté de Marguerite-Bourgeoys. «Les gens vont me voir plus souvent dans LaSalle puisque l’an dernier, j’ai parcouru 157 000 milles pour mes fonctions ministérielles, souligne-t-il Je connais les ministres et j’aurai leur écoute pour les dossiers du comté».

La construction de la nouvelle école primaire de 700 places qui verra le jour sur les terrains du cégep André-Laurendeau a pas mal occupé le député provincial. «Je travaille sur ce projet depuis le début avec la Commission scolaire et la direction du cégep. C’était inconcevable d’avoir un terrain avec autant d’espace, et de ne pas y permettre cette construction».

Son bureau de comté aide annuellement une soixantaine d’organismes locaux. «À mon arrivée, la Maison des jeunes avait des difficultés. Je suis intervenu à Québec et l’organisme reçoit maintenant 25 000$ par année pour une période de trois ans».

Élu d’abord en 2012, Robert Poëti a passé 19 mois dans l’Opposition, avant d’accéder au pouvoir. «Dix-neuf mois d’apprentissage politique au cours desquels j’ai déménagé à LaSalle».

Sa majorité de 13 049 voix en 2012 est passée à 21 240 voix deux ans plus tard. «En 2014, les gens ne votaient pas pour un poteau ou une photo, mais bien pour la personne. Ils savaient qui j’étais et ce que j’avais fait», affirme-t-il.

Robert Poëti a été nommé le 9 janvier vice-président de la Commission de l’économie et du travail et il est membre de la Commission de la santé et des services sociaux depuis le 9 février.

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