Des terrains à plus de 1,2 M$
Des propriétaires à qui l’arrondissement refusait un permis de lotissement ont obtenu le droit de diviser leur grand terrain situé près du Bois-de-Saraguay, à Cartierville. Ils ont mis en vente les lots ainsi créés pour des prix allant de 1,2 M$ à 1,6 M$.
La superficie des terrains varient entre 29 000 et 31 000 pieds carrés. Dans une récente décision, la Cour supérieure du Québec a donné raison aux propriétaires qui ne pouvaient pas diviser leur terrain en raison d’un règlement municipal. Les élus ne sont pas allés en appel.
L’annonce de la vente publiée sur un site Internet de transactions immobilières pour les propriétés de luxe souligne que les terrains sont nichés «dans un écrin de verdure située dans le très recherché Bois-de-Saraguay où la nature règne sans partage».
La Ville avait refusé le morcellement parce que la propriété est située dans ce bois classé patrimonial pour sa valeur naturelle et historique. Le tribunal a considéré que la municipalité a outrepassé ses droits, car le domaine visé n’étant pas mentionné sur les cartes de la Ville comme secteur à protéger.
Sur la propriété, on trouve des arbres matures. Les mêmes essences que celles qui existent dans le bois qui lui, est protégé. «Les acheteurs doivent être avisés qu’il y a des conditions strictes à respecter pour pouvoir construire sur un tel terrain», a commenté Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville.
Le règlement d’urbanisme oblige les promoteurs à replanter le même nombre d’arbres qu’ils ont abattus pour dégager un terrain de construction. Dans cette zone en particulier, le demandeur d’un permis doit fournir une carte avec l’ensemble des arbres géolocalisés à l’appui de son dossier.