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Mini Cooper Clubman: moins «trippante», plus pratique

Qu’arrive-t-il si on rallonge la Mini Cooper de 24 centimètres? On obtient la Clubman, une voiture légèrement moins «trippante» que sa contrepartie à court empattement, mais combien plus pratique!

La famille Mini, marque britannique détenue par l’Allemande BMW depuis 1994, vient de s’agrandir : après la Cooper, puis la Cooper décapotable, voici la Cooper Clubman, aussi intéressante visuellement que ses consÅ“urs et dotée d’une personnalité aussi sympathique – notre semaine d’essai a d’ailleurs été ponctuée de nombreux compliments…

Cette version allongée de la Mini mise sur la même mécanique que ses comparses, c’est-à-dire un moteur quatre cylindres (1,6 litre) de 118 chevaux ou, en variante S avec turbo, de 172 chevaux. Le tout est jumelé à une boîte manuelle six vitesses ou à la séquentielle six rapports, avec commandes au volant, qui est optionnelle.

Malgré le partage de ces composantes, la Clubman n’a pas, sur la route, ce zeste de sportivité si particulier à sa contrepartie régulière. Serait-ce parce que sa distribution de poids fait davantage pencher la balance vers l’arrière que la version courte ou parce que sa masse nette a crû de 80 kilos?

Manque de dynamisme
Une chose est sûre, on aurait voulu que notre Clubman S soit plus dynamique. Le
0-100 km/h, qui demande 7,4 secondes, est handicapé en démarrage brusque par un délai de réponse du turbo et une touche d’effet de couple dans le volant.

La boîte manuelle qui équipait notre version était facile à manier, mais il fallait être attentif quand on passait la première vitesse – une fois sur trois, on engageait malencontreusement le mode recul.

Reste que la Clubman est bien campée sur ses quatre roues et que, dans les virages en épingle, elle colle bien à la route. Sa direction est probablement sa plus grande réussite. Difficile de croire que l’on est en présence d’une direction électrique. Généralement pas très bien connectée à la route, celle-ci  se fait substantielle et précise – elle est encore plus serrée lorsqu’on enfonce le bouton «sport» sur la console.

Plus de polyvalence
Ce qu’elle a perdu (oh, un tout petit peu…) en athlétisme, la Clubman le gagne en polyvalence. D’abord, qui dit voiture plus longue dit plus d’espace pour les jambes des deux passagers assis à l’arrière – huit centimètres de plus, pour être exact. Du coup, la banquette peut être utilisée confortablement, et pas que par des enfants. De même, le cargo s’accroît de plus du tiers – il atteint 930 litres lorsque la banquette est rabattue à plat.

Cet espace de rangement peut être atteint non pas en élevant un hayon, mais plutôt en ouvrant deux portières latérales, comme pour un fourgon de livraison. Pas mal cool, cette particularité. Tout comme l’est, d’ailleurs, la petite portière d’appoint de droite, située tout juste derrière la principale et qui permet aux passagers de s’installer à l’arrière sans gymnastique indue.

L’habitacle est une autre belle réussite de la Clubman – à l’instar de celui des autres cousines Mini, d’ailleurs. L’assemblage est impeccable, les sièges sont confortables et les combinaisons de couleurs, avec appliqués de chrome et de plastique clair de ci, de là, sont d’un bel effet.

Style rétro et amusant
Le style, à la fois rétro et moderne, est amusant, ne serait-ce que grâce à son gigantesque cadran central – on ne peut le manquer, il est aussi grand qu’une assiette à tarte! On aime aussi cette discrète tonalité qui nous rappelle que le port de la ceinture est obligatoire : ti-tou-ti, ti-tou-ti… Il s’agit sans doute là du rappel le moins stressant de toute l’industrie automobile.

On reproche cependant à certaines commandes d’être difficiles à manier. Celles de la soufflerie sont exigeantes pour le bout des doigts, alors que le contrôle des postes radio est vite confondu avec celui du volume. On déplore aussi le manque de rangement (ne cherchez pas de console centrale!) ainsi que l’absence d’ajustement électrique des sièges avant.

Tant qu’à soulever des points négatifs pour la Clubman, parlons de la visibilité arrière presque nulle, parce que handicapée par de petites glaces, elles-mêmes séparées par un montant vertical noir et obstruées par les appuie-tête. Oh, et il y a cette portière avant qui reste difficilement en position ouverte… Quelques bleus au mollet, c’est garanti.

Mais au-delà de ces lamentations, la Clubman a le mérite de se faire beaucoup plus pratique que les autres Mini. Tellement qu’elle risque de s’attirer la meilleure partie de la clientèle et de cannibaliser ainsi les ventes de la famille britannique…

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