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Plus de 2200 constats d’infraction pour le Domaine Renaissance

Photo: Josie Desmarais/Métro

En un an, les inspecteurs de la ville-centre ont remis plus de 2200 constats de non-conformité au Domaine Renaissance, un complexe résidentiel de 333 logements. Durant la même période, le propriétaire a reçu plus de 200 000$ d’amendes.

La ville-centre n’a pas dévoilé la nature des avis distribués en 2015, soit une moyenne de plus de six par habitation. Mais, par le passé, les problématiques de punaises, coquerelles, autres vermines et moisissures étaient courantes.

D’avril 2015 à mars 2016, 301 traitements ont été effectués dans les logements contre les souris, 268 contre les punaises de lit et 216 contre les coquerelles, peut-on lire dans le rapport d’activités de l’agente de milieu de la Revitalisation urbaine intégrée Viau-Robert. C’est une augmentation comparée à l’année précédente où il y avait eu 56 traitements contre les souris, 150 contre les punaises et 93 contre les coquerelles.

Un comité action salubrité a d’ailleurs été créé il y a quelques années sur lequel siègent différents acteurs, dont l’arrondissement, la ville-centre, le gestionnaire d’immeubles, le propriétaire et la Direction de la Santé publique de Montréal.

À lire aussi: Insalubrité des logements: toujours 20% des avis ne sont pas respectés

Travaux
Selon l’administration montréalaise, 70% des constats de non-conformité ont été corrigés, en date du 31 mai. Groupe Mach, le propriétaire, assure, de son côté, que tous les travaux et correctifs ont été effectués depuis.

«Certains logements ont été condamnés, car les travaux étaient trop importants, mais tout a été réglé en date d’aujourd’hui», affirme Cédric Constantin du Groupe Mach.

Au cours de la dernière année, deux logements ont été jugés impropres à l’habitation et ont été évacués, confirme la ville-centre.


Propriétaires récalcitrants

Selon le bilan de la deuxième année du plan d’action de lutte à l’insalubrité, 20% des propriétaires montréalais ne respectent toujours pas les avis de non-conformité qui leur sont remis pour insalubrité des logements. Une proportion qui demeure inchangée depuis 2011.

Malgré ses 2200 avis dans ses 21 immeubles, Groupe Mach est loin de faire partie de ces propriétaires «récalcitrants».

«La Direction ayant été dans l’obligation d’utiliser les outils de contraintes à sa disposition, notamment les constats d’infraction, ce propriétaire peut être qualifié de délinquant. Il est néanmoins important de mentionner qu’il est aujourd’hui plus proactif en siégeant sur différents comités et contribue financièrement au maintien d’une agente de milieu qui accompagne les locataires du Domaine Renaissance», précise la ville-centre.

Le dossier d’insalubrité du Domaine Renaissance, qui est actif depuis plus d’une décennie, pourrait se régler au cours des prochaines années. Groupe Mach voudrait démolir les immeubles du boulevard Robert pour y développer un complexe immobilier de condos et de logements sociaux.

Domaine Renaissance en quelques dates

  • 2010: La Direction de la Santé publique de Montréal (DSP) mène une enquête, afin d’évaluer le risque à la santé posé par les conditions de logement au domaine. On y souligne que des résidents tombent malades à cause de la présence de moisissures et vermines.
  • 2011, Groupe Mach achète le Domaine Renaissance
  • 2013, un comité d’action salubrité est créé au Domaine Renaissance
  • 2014, une agente de milieu fait son entrée au complexe résidentiel de 21 immeubles. Elle a pour mandat d’agir de manière appropriée afin d’améliorer les conditions de vie des locataires.

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