Le pont est mort, vive le pont!
La nécessité de construire un nouveau pont Champlain n’a rien pour rassurer les Québécois. Après l’effondrement des paralumes dans le tunnel Viger, en 2011, ou celui du Viaduc de la Concorde qui a tué six personnes en 2006, cette réaction est pour le moins normale, croit Christian Bourque, vice-président exécutif Léger Marketing.
C’est plus d’une personne sur deux (57 %) des personnes interrogés dans le sondage Métro-Léger Marketing qui affirme avoir peu ou pas du tout confiance en l’actuel pont Champlain. «C’est tout de même un taux de confiance, disons, correct, étant donné le contexte, ajoute M. Bourque. On en a tellement parlé du pont Champlain, de son âge, de sa détérioration, qu’il n’est pas surprenant d’avoir une majorité de gens qui disent ne pas avoir confiance ou avoir peu confiance.»
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Toutefois, alors que la confiance est plutôt faible, 73 % des répondants souhaitent le conserver même après la construction du nouveau pont. «Si les gens le trouvaient si dangereux, ils diraient sûrement qu’il faut le détruire, que c’est un danger. Mais on n’en est pas là», poursuit M. Bourque.
Le pont pourrait, par exemple, être utilisé uniquement pour le transport public, la marche, ou le vélo. L’exemple du Pont de Québec et du Pont Pierre Laporte démontre bien, que parfois, deux pont valent mieux qu’un. À condition, bien sûr, qu’une fois le nouvel usage du pont Champlain décidé, des experts étudient la question et le déclarent sécuritaire.