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15:28 14 mai 2018 | mise à jour le: 14 mai 2018 à 15:52 Temps de lecture: 3 minutes

Un nouveau service d’accompagnement pour ainés à Montréal

Un nouveau service d’accompagnement pour ainés à Montréal
Photo: Getty Images/iStockphotoFemale Neighbor Giving Senior Woman A Lift In Car

Alors que de plus en plus d’ainés ont besoin d’aide à domicile et que les intervenants réclament plus de financement, une vingtaine d’organismes ont lancé mardi un projet pour soutenir la mobilité et le soutien des ainés à Montréal.

«Près de 84 000 Québécois âgés de 15 ans et plus, qui ont besoin d’aide pour aller à leur rendez-vous médicaux, ont témoigné ne pas avoir reçu assez de soutien», a soulevé la directrice générale de l’organisme Promotion intervention en milieu ouvert (PIMO), Marie-Josée Deit, qui va chapeauter le projet avec une vingtaine d’autres organismes.

Leur but: améliorer les services d’accompagnement d’ainés à Montréal. Des bénévoles et des intervenants professionnels donneront ainsi des heures d’accompagnement et de transport gratuit. Actuellement, avance la directrice générale, trop de gens sont laissés seuls, sans avoir la possibilité de sortir de chez eux en raison de leurs limitations physiques.

Grâce à ce projet, les organismes espèrent toucher 250 ainés de 65 ans et plus en situation de handicap. PIMO vient déjà en aide à 200 ainés, sans frais, sur tout le territoire de l’ile de Montréal.

«Ils utilisent nos services pour des rendez-vous médicaux, il y a aussi des gens qui font les courses, au lieu de faire leur épicerie sur internet. Il y a des gens qui sortent pour des loisirs. Pour d’autres, ça permet de briser l’isolement», a énuméré la directrice générale.

PIMO, qui travaille normalement avec des professionnels, collaborera avec des bénévoles affiliés aux autres organismes participants. Ils espèrent recruter une cinquantaine de bénévoles dans les prochains mois.

Par cette initiative, Mme Deit souhaite trouver des solutions concrètes face au manque criant d’intervenants et de modèle d’offre de service viable. Elle désire que ce projet inspire d’autres organismes partout au Québec, et pousse le gouvernement à investir dans ce genre d’initiatives.

«On s’est dit: “prenons de l’avance, pensons à un modèle d’offre de service dans la région de Montréal”», lance-t-elle, convaincue qu’il est encore temps d’agir, malgré la pénurie d’aidants à domicile.

Pour l’heure, l’organisme ne dispose que de 150 000$ de subventions publiques, un montant largement insuffisant face aux besoins des ainés de Montréal, là où l’organisme opère, a estimé sa directrice.

«Les aidants naturels peinent à donner de l’aide, les gens sont surchargés. Les services de bénévoles ont beaucoup de difficultés à recruter. Pour toutes ces raisons, ça prend un minimum d’aide gouvernementale pour de l’accompagnement», a-t-elle ajouté.

Le projet doit se terminer en 2019. Si c’est un succès, PIMO espère pouvoir augmenter son offre de service à toutes personnes en situation de handicap de 15 ans et plus. Début avril, Métro rapportait que de nombreuses personnes en situation de handicap de moins de 65 ans souffraient du manque d’accompagnement, souvent destiné en priorité aux ainés.

En parallèle, PIMO a lancé une pétition, signée actuellement par près de 2500 personnes, pour exiger du ministère de la Santé et des Services sociaux, la mise en place d’un programme provincial de financement de projets comme celui-ci. Tous les organismes de soutien à domicile militent depuis le mois de mars pour plus de financement.

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