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Montréal et ses 600 brigadiers signent une nouvelle convention

Montréal et ses 600 brigadiers signent une nouvelle convention
Photo: Archives Métro

La Ville de Montréal et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représentant quelque 600 brigadiers scolaires sont parvenus à la signature d’une nouvelle convention collective mercredi, a annoncé l’administration Plante en fin d’après-midi. L’entente est échelonnée sur une durée de cinq ans, de janvier 2016 à décembre 2020.

À l’échelle de la métropole, les brigadiers scolaires – permanents ou surnuméraires – demeurent sous la supervision du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Leur mandat, au quotidien, est d’assurer la sécurité des écoliers dans des intersections ciblées, situées près des établissements scolaires notamment. Les brigadiers doivent aussi informer les jeunes élèves des règles de circulation, afin d’éviter des accidents avec un vélo ou un véhicule. À Montréal, ils sont représentés par la section locale 930 du SCFP.

«Nous sommes fiers d’être parvenus à une entente négociée, a expliqué la mairesse de Montréal, Valérie Plante, par voie de communiqué. Il s’agit de la première convention collective signée sous notre administration.»

Sylvain Légaré/Ville de Montréal

Contexte difficile
Malgré un contexte budgétaire «difficile», la mairesse se réjouit d’avoir été en mesure de conclure un «accord avantageux pour les deux parties». Elle estime que la nouvelle entente reconnaît le caractère particulier de la fonction de brigadier scolaire, «ainsi que la qualité de leur travail» chaque jour.

«Nos brigadiers font un travail important pour assurer la sécurité des enfants aux traverses et pour prévenir les accidents de circulation», a-t-elle insisté.

Pour le président du comité exécutif, Benoît Dorais, la convention collective signée mercredi tient compte de tous les enjeux exprimés par les syndicats et les représentants patronaux. À ses dires, les discussions ont eu lieu «dans un esprit d’écoute, de respect et de collaboration».

«Des gains ont été faits de part et d’autre, a-t-il tranché. La convention collective permet à la Ville de respecter son cadre financier et la capacité de payer des contribuables montréalais. L’entente bonifie plusieurs éléments liés à la nature particulière du travail des brigadiers scolaires, dont leur salaire.»

En mai dernier, les 600 brigadiers scolaires de l’île de Montréal avaient entériné, dans une proportion de 83%, l’entente de principe qui était intervenue quant au renouvellement de leur convention collective.