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Nourrir le lien social, au Lachine d’autrefois

Nourrir le lien social, au Lachine d’autrefois
Photo: Gracieuseté - Société d'histoire de LachineDans les années 1930, des soirées musicales et théâtrales se tenaient fréquemment à l’Académie Piché, sur la 15e Avenue, aujourd’hui devenue le centre d'hébergement Nazaire-Piché.

À l’époque où tous les foyers n’étaient pas dotés d’une télévision, les gens devaient trouver des moyens pour se réunir et se divertir. Le Cercle Paroissial de Lachine (CPL) proposait divers événements culturels et sportifs pour faire de sa population une communauté plus unie.

 

D’abord créée en 1896 par la paroisse des Saints-Anges sous le nom de Cercle Canadien, l’organisation siégeait entre les murs de son église, sur le boulevard Saint-Joseph. Quelques années plus tard, le nom de Cercle Paroissial de Lachine était adopté.

Les jeunes se réunissaient pour jouer des pièces de théâtre et faire des lectures. Vers les années 1910 et 1920, des équipes sportives étaient aussi formées, notamment pour disputer des parties de hockey.

«Le CPL a ouvert sa saison dimanche dernier, en recevant le Hamel, peut-on lire dans un article du Messager de Lachine datant de décembre 1931. M. le curé Therrien mit la rondelle au jeu. Le Hamel prit l’avantage à la première période alors que Leduc compta dans une mêlée devant les buts.»

Pour les parties de tennis en période estivale, un chalet était aménagé au parc LaSalle, à la hauteur de la rue Victoria.

De nombreux autres événements étaient organisés par le CPL, tels que des soirées récréatives, littéraires et musicales. Celles-ci se tenaient à la salle de l’ancienne Académie Piché, aujourd’hui devenu le centre d’hébergement Nazaire-Piché, sur la 15e Avenue.

Œuvre pour tous

Au début des années 1930, la popularité du Cercle était à son apogée. «C’était très fort à cette époque, affirme André Robichaud, membre fondateur de la Société d’histoire de Lachine. Il ne faut pas oublier qu’à part le cinéma, il n’y avait pas beaucoup de loisirs. Ça rassemblait les gens.»

L’ancien directeur du CPL, l’abbé Aurèle Parrot, n’avait toutefois pas la prétention d’en prendre tout le mérite. C’était le résultat d’un travail de coopération entre tous les acteurs de la ville, dont, le conseil de ville, la Ligue du Sacré-Cœur des hommes, la Conférence Saint-Vincent de Paul, le Syndicate Catholique et l’Association des hommes d’affaires.

Le recrutement du CPL a connu un important déclin durant la Seconde Guerre mondiale, en raison de l’absence de la relève. Les activités ont tranquillement retrouvé leur ampleur vers la fin des années 1940, au terme conflit.

Encore aujourd’hui, différents groupes et clubs sociaux se rencontrent dans les locaux de l’église des Saints-Anges. De plus, des concerts y sont présentés toute l’année et des services de repas sont offerts pour les personnes âgées.