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Surmortalité: après la première vague, le Québec fait meilleure figure

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Photo: Istock

Après avoir enregistré le plus haut taux de surmortalité par rapport au reste du Canada et aux États-Unis durant la première vague de COVID-19, le Québec a fait beaucoup mieux que ses voisins en 2021.

C’est ce que révèlent des données tirées de l’édition 2021 du Bilan démographique du Québec publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Au cours des 10 premiers mois de la pandémie, soit de mars à décembre 2020, on estime que le nombre de décès observés au Québec a été de 9% plus élevé que ce à quoi on se serait attendu en temps normal. En novembre 2020, l’ISQ avait publié des données officielles montrant une augmentation du nombre total de décès au Québec supérieure à la surmortalité attribuée directement au coronavirus. 

Toutefois, la province a connu un retour à la normale en 2021. En effet, la surmortalité a été nulle ou négative de février à août 2021, si bien qu’après 18 mois de pandémie, la surmortalité cumulée se situait à 3,7%.

Tandis que la surmortalité dans le reste du Canada a été initialement inférieure à celle du Québec, elle s’est cependant maintenue à un niveau généralement plus élevé à partir de juillet 2020. Cela signifie que, après 18 mois de pandémie, le bilan cumulé de la surmortalité du reste du Canada était semblable à celui du Québec.

De leur côté, les Américains ont enregistré une baisse constante du taux de surmortalité dans les six premiers mois de 2021, avant de connaître une croissance importante à partir de juillet.

La surmortalité relative estimée de janvier 2020 à août 2021, par semaine, Québec, reste du Canada et États-Unis.

Croissance de population québécoise modérée

Si la croissance de la population québécoise a fortement ralenti au printemps 2020, elle a ensuite connu une reprise modérée au cours des six premiers mois de 2021. 

En effet, au 1er juillet 2021, le Québec comptait 8 604 500 habitants, soit 25 100 de plus qu’au début de l’année. Cet accroissement sur six mois est plus élevé que celui enregistré pour l’ensemble de l’année 2020, mais reste deux fois moindre que celui observé lors des premiers semestres des années 2017 à 2019. 

La baisse des gains migratoires internationaux a joué un rôle prépondérant dans le ralentissement de la croissance de la population en 2020. 

Elle s’explique principalement par la mise en place de restrictions aux frontières pour contrer la pandémie de COVID-19. Le Québec a également enregistré une forte hausse des décès, alors que les naissances ont été moins nombreuses durant cette période.

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