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Vague de grèves pour plus de 1000 organismes communautaires

Photo: Archives, Métro Média

Le sous-financement pousse des milliers d’organismes communautaires à se mettre en grève dans toute la province à partir de lundi. L’objectif est de faire pression sur le gouvernement en vue du prochain budget provincial. Ils demandent 460 millions de dollars par année pour remplir leur mission «d’anges gardiens».

Partout au Québec, plus de 1200 groupes communautaires vont lancer des «vagues d’action et des grèves rotatives» du 21 février au 24 février à l’appel notamment de la Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC). À Montréal, les organismes communautaires vont participer à une «Manif-action» au centre-ville, mardi à 14h, à la place Émilie-Gamelin. Environ 300 groupes communautaires et regroupements nationaux de la métropole devraient y participer.

Les 4000 organismes d’action communautaire autonome (ACA) qui se sont engagés dans la campagne Engagez-vous pour le communautaire ont besoin de 460 millions de dollars de plus par année, disent-ils.

On a zéro signe du gouvernement. On se fait dire qu’on est essentiels et qu’on est des anges gardiens. Mais on est des anges gardiens à 16 $. […] On demande à réparer le filet social et la justice sociale.

Vincent Lagacé, agent de communication à la CTROC

Outre le financement direct, les organismes demandent un respect de leur autonomie et un engagement plus fort du gouvernement dans une politique de justice sociale.

«En raison de la pandémie et de la pénurie de main-d’œuvre, le sous-financement qui les affecte a pris de l’ampleur, ce qui réduit dramatiquement leur capacité à répondre aux besoins criants de la population. Il est temps que le gouvernement prenne au sérieux la situation et qu’il rehausse le financement à la mission de l’ensemble des groupes», a fait savoir la co-porte-parole de la CTROC, Claudelle Cyr, par voie de communiqué.

Il n’y aura pas de rupture de services essentiels, assure la CTROC

Les organismes qui le souhaitent sont invités à se joindre aux actions qui se déroulent dans leurs régions respectives et selon leur capacité. Par contre, l’agent de communication à la CTROC, Vincent Lagacé, assure que les services essentiels seront fournis.

«La priorité numéro un, c’est de ne pas laisser les personnes vulnérables de côté. Il y aura toujours quelqu’un pour répondre aux besoins des personnes partout au Québec. Nous sommes des groupes essentiels, on ne laisse pas tomber les personnes dans le besoin.» M. Lagacé parle notamment des aides alimentaires ainsi que du soutien à l’itinérance, en santé mentale ou pour les situations de crise.

D’autres services «moins essentiels» pourront être réduits ou annulés, comme des activités sociales, des formations ou des rencontres de soutien.

Au début du mois de février, le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM) avait fait des demandes en ce sens. Une bonification des fonds octroyés aux groupes communautaires de Montréal en santé et services sociaux de 100 millions de dollars par année a été réclamée.

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