Montréal
16:32 26 avril 2017 | mise à jour le: 26 avril 2017 à 16:58 Temps de lecture: 3 minutes

Bisbille entre un élu et des cols bleus à la suite d’une manifestation

Bisbille entre un élu et des cols bleus à la suite d’une manifestation
Photo: Collaboration spéciale

Les cols bleus de Montréal demandent à un conseiller de Ville, membre de l’équipe du maire Coderre, de supprimer une publication sur Facebook qui les accuse d’avoir empêché des jeunes de se rendre à une rencontre politique.

Le publication controversée fait référence à une manifestation des membres d’Action Auxiliaires, groupe appartenant au Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal, devant le café-bistrot Agent Gourmand, à Montréal-Nord, le jeudi 20 avril.  À l’intérieur, des membres de l’Aile Jeunesse Équipe Denis Coderre tenaient une réunion.

La manifestation des cols bleus aurait gêné le bon déroulement de la soirée, selon Richard Guay, conseiller de Ville à l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, qui assistait à la rencontre.

Selon le message du conseiller sur sa page Facebook, plusieurs jeunes ont dû rebrousser chemin, «intimidés par les syndiqués du SCFP qui faisaient de l’obstruction et de l’intimidation devant le restaurant».

Demande publique
Marc-André Bondu, directeur syndical au syndicat des cols bleus de Montréal et membre du comité des jeunes, a réclamé la suppression de cette publication lors d’une intervention à la séance du conseil municipal de Montréal du 24 avril. Selon lui, les manifestants n’ont «empêché personne d’entrer ou de sortir des lieux».

Contacté par TC Media, Nicolas De Ciccio, coordonnateur responsable d’Action Auxiliaires, appuie cette version et qualifie la publication de M. Guay de «mensonge et exagération».

«Il n’y a pas eu de dommage, d’obstruction et d’intimidation. Nous avons fait du bruit, nous avons dérangé, mais c’est le but d’une manifestation».

Selon le Service de police de la ville de Montréal, qui s’était rendu sur les lieux, il y avait entre 30 et 50 manifestants, munis de pancartes et de sifflets.  Aucun grabuge n’a été noté au rapport. Il n’y a pas eu d’arrestation.

Il persiste et signe
À la suite de l’intervention de Marc-André Bondu pendant la séance du conseil municipal du 24 avril, Richard Guay a déclaré que ses propos étaient «justifiés».

«Vous êtes partis. Vous êtes revenus 15 minutes après. Quand les policiers étaient repartis, vous avez fait du dommage, et quand les policiers sont revenus, vous avez détalé», a-t-il ajouté.

Marie-Ève Brunet, conseillère d’arrondissement dans l’arrondissement de Verdun, était également présente à la rencontre. Elle raconte que les manifestants avaient démontré «une certaine agressivité» en frappant contre les vitres du café.

«La manifestation était vraiment bruyante, certains jeunes se sont sentis intimidés et n’ont pas osé venir» confie-t-elle.

Les cols bleus auraient aussi tenté d’entrer dans l’établissement.

«Je comprends le droit de manifester, mais quand ça commence à taper dans les vitres, ça prend une tournure plus agressive que j’aime moins», relève Jinnie Michot, propriétaire du café.

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