Montréal
20:25 26 avril 2017 | mise à jour le: 26 avril 2017 à 20:25 Temps de lecture: 2 minutes

CSDM: la fermeture de trois classes spécialisées décriée

CSDM: la fermeture de trois classes spécialisées décriée
Photo: Collaboration spéciale

Des professeurs ont manifesté mercredi soir en marge du conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), afin de marquer leur opposition à la fermeture de trois classes spécialisées pour les élèves en difficulté d’apprentissage.

Une soixantaine d’élèves des écoles primaires Montcalm, De la Visitation et La Petite-Patrie seront affectés par cette fermeture annoncée par la CSDM. «On intègre sauvagement ces élèves en classe régulière, dénonce la présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, Catherine Renaud. On les prive d’un service important, soit une classe spécialisée avec moins d’élèves et la présence d’un enseignant orthopédagogue à toute heure du jour.»

La CSDM dit vouloir créer des écoles plus inclusives, en intégrant des élèves en difficulté aux cursus régulier. «[Il n’y a pas de] volonté quelconque de fermer des classes spécialisées ou de diminuer à des fins économiques les ressources qui interviennent auprès de nos élèves», a indiqué le directeur général adjoint à la gestion des services éducatifs, Claude Daviau, dans une lettre envoyée au personnel de la CSDM. On indique qu’il y a aussi eu une baisse du nombre d’élèves dans ces trois classes.

Mme Renaud rappelle qu’il y a déjà près de 7000 élèves aux prises avec des difficultés d’apprentissage qui sont déjà intégrés dans les classes régulières à la CSDM. «On est pour l’inclusion de tous les élèves, mais la tâche est déjà immense et il manque à la CSDM environ 270 professionnels comme des enseignants orthopédagogues, des psychologues, des orthophonistes… pour combler les besoins.»

La représentante syndicale craint donc que les élèves perdent un précieux suivi «en saupoudrant les services d’orthopédagogie dans chacune des classes». «Une fois intégrés, ils vont avoir droit à quoi? Une heure, deux heures au lieu des 25 heures qu’ils ont actuellement? se questionne Catherine Renaud. Pour nous c’est inadmissible.»

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