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Réouverture de l’usine produisant de l’électricité avec les déchets

Photo: Josie Desmarais

L’usine, chargée de produire chaleur et électricité avec les déchets de l’ancien dépotoir de la carrière Miron, vient de redémarrer.

Située au coeur du Complexe environnemental Saint-Michel, l’usine Biomont (anciennement Gazemont) a fait l’objet de 20M$ d’investissements pour remplacer la vieille turbine par 3 moteurs plus adaptés aux besoins actuels.

«Comme l’usine est en activité depuis 1994 et que le niveau de déchets, donc de biogaz produits, a beaucoup baissé, il fallait une solution technique plus adaptée aux besoins», a expliqué Marc-Antoine Renaud, vice-président Développement stratégique chez Eolectric, l’un des partenaires du projet avec l’entreprise française Valeco, ainsi qu’IAM et Fondaction pour le financement.

En gros, la Ville de Montréal fournit le biogaz issu de la dégradation des déchets de l’ancien dépotoir, en échange de redevances. Ces biogaz, contiennent notamment du méthane, un gaz 30 fois plus dommageable pour l’environnement que le CO2. Les gaz sont captés sur le site grâce à 375 capteurs et acheminés à l’usine via 20 kilomètres de conduits.

L’électricité produite par la combustion du gaz dans l’usine est ensuite vendue à Hydro-Québec (10¢/kWh). Elle permet d’approvisionner 1900 ménages. La chaleur produite pour refroidir les moteurs permet en outre de fournir de l’eau chaude pour chauffer la TOHU ainsi que le Cirque du Soleil, situé tout près.

Depuis la fermeture de l’usine Gazmont en 2014, la Ville était forcée selon la loi de capter les biogaz du vieux dépotoir et de les brûler dans une torchère pour éviter qu’ils ne migrent vers les sous-sols des résidences avoisinantes ou même vers le réseau d’eau municipal.

La valorisation de ces biogaz équivaut à retirer de la route environ 56 000 voitures. Fermé il y a 17 ans le dépotoir de la carrière Miron est actuellement en voie d’être transformé en un immense parc presque aussi grand que celui du mont Royal. «Malgré cette plaie, on a été capable de faire de l’endroit un objet de convoitise qui comprendra bientôt un lac et des amphithéâtres naturels», s’est réjouie Anie Samson, mairesse sortante de l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

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