Montréal

Un nouveau papillon à Montréal grâce aux changements climatiques

Photo: Maxim Larrivée

Montréal compte une espèce animale de plus. Le grand porte-queue a été découvert récemment au Jardin botanique, gracieuseté des changements climatiques.

Pour les scientifiques de l’Insectarium, c’est un peu comme un cadeau de Noël en plein mois de juillet. En effet, le plus grand papillon diurne en Amérique du Nord peut atteindre l’envergure de 15 cm, soit celle d’une assiette.

Une douzaine de larves de chenilles ont été découvertes en mai dans des buissons de frêne épineux. Elles se sont depuis transformées en chrysalides et sont sorties de leur cocon récemment. «C’est la première preuve de la présence naturelle de ce spécimen dans le secteur depuis 1880», s’enthousiasme Maxim Larrivée, entomologiste à l’Insectarium de Montréal.

«Sa présence dans nos régions est directement liées aux changements climatiques», ajoute M. Larrivée. Le majestueux papillon tropical intéresse les spécialistes, car sa zone de répartition vers le nord progresse à un rythme de 400 km par décennie, alors que la moyenne chez les papillons est de 16 km par décennie.

Mais si les changements climatiques font le bonheur des observateurs de papillons, les risques existent que plusieurs espèces n’arrivent plus à s’adapter aux changements s’ils sont trop brusques, prévient-il.

Par exemple, des millions de papillons vulcains qui avaient migré de façon précoce, en avril, dans l’est du Canada, plusieurs ont péri à cause d’une baisse subite des températures sous le point de congélation pendant trois nuits. «Dans 90% des cas, les changements climatiques sont une mauvaise chose», conclut-il.

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