Montréal
09:13 29 novembre 2017 | mise à jour le: 29 novembre 2017 à 16:00 temps de lecture: 3 minutes

Montréal réclame toujours une part de la taxe sur le cannabis

Montréal réclame toujours une part de la taxe sur le cannabis
Photo: DARRYL DYCKDARRYL DYCK / La Presse Canadienne

La nouvelle administration ainsi que l’opposition sont unanimes: Montréal doit impérativement obtenir une part des retombées financières liées à la légalisation du cannabis.

Alors qu’Ottawa a adopté en début de semaine son projet de loi C-45 pour décriminaliser le cannabis dès le 1er juillet 2018, l’administration de Valérie Plante a tenu à rappeler mercredi les intentions de la métropole.

«Ce projet de loi va amener énormément de coûts supplémentaires. On parle de sécurité publique, de ressources humaines. Il faut couvrir ces coûts-là. Les policiers vont avoir un travail supplémentaire, il va aussi y avoir un travail de surveillance. On essaie plus d’éponger les coûts que de chercher de l’argent», a souligné Robert Beaudry, responsable du développement économique et des relations gouvernementales.

Début octobre, le gouvernement fédéral avait évoqué une taxe de 1$ pour tous les achats inférieurs à 10$. Au-delà, cette taxe s’établirait à 10% du prix final. Un partage, moitié-moitié, des recettes avec les provinces a aussi été proposé. Mais aucune somme ou pourcentage n’ont encore été dévoilés pour les municipalités.

L’administration Plante n’a pas souhaité s’avancer sur un chiffre. «C’est encore très prématuré, a précisé Robert Beaudry. On va se rassembler avec les partenaires et on va évaluer les coûts.»

Comité de travail lancé
Ceux-ci devraient apparaître dans un mémoire que présentera en janvier, au gouvernement provincial, un comité de travail municipal, dont le rôle sera de réfléchir à l’encadrement et aux conséquences de cette légalisation du cannabis. Composé d’une dizaine de personnes, dont des médecins et experts, celui-ci accueillera également Robert Beaudry et l’élue de Villeray, Rosannie Filato, en charge des dossiers du développement social et de l’itinérance.

Les revendications montréalaises autour des lieux de vente devraient aussi être connues dans ce rapport, tout comme la position de la Ville sur la consommation de marijuana dans les parcs municipaux. «On veut que notre règlement soit harmonisé pour tous les arrondissements», a ajouté M. Beaudry, qui rencontrera l’Union des municipalités du Québec en fin de semaine pour évoquer ces sujets.

Plus tôt dans la journée, Valérie Plante avait souligné que son administration serait «pro-active» pour «s’assurer que tout se fait le mieux possible, dans l’intérêt de tous».

La nouvelle mairesse avait déjà soutenu son prédécesseur, Denis Coderre, qui avait réclamé, dès la fin mars, une part de cette future taxe. «C’est l’enjeu numéro un pour Montréal», a confirmé le chef intérimaire de l’opposition, Lionel Perez.

«La mairesse doit mettre de la pression sur les gouvernements supérieurs pour que Montréal obtienne sa juste part», a-t-il exposé.