Montréal
21:06 4 janvier 2018 | mise à jour le: 4 janvier 2018 à 23:11 temps de lecture: 4 minutes

Le processus de remplacement du toit du Stade olympique a débuté

Le processus de remplacement du toit du Stade olympique a débuté
Photo: Josie Desmarais

Le Stade olympique de Montréal accueillera d’ici 2023 un nouveau toit, vraisemblablement démontable. Un premier appel d’offres a récemment été lancé pour débuter ce projet d’envergure.

Dans un premier temps, la Régie des installations olympiques (RIO), qui a obtenu l’accord du gouvernement du Québec à la fin du mois d’octobre, va faire appel à des spécialistes en structure mécanique «afin de [les] accompagner dans le processus de remplacement de ce toit», explique Cédric Essimigny, porte-parole de la RIO.

Ces derniers vont notamment participer à l’élaboration des études techniques qui permettront à la RIO de déposer un dossier complet vers l’été 2019. Par la suite, le gouvernement pourra donner son feu vert pour un nouvel appel à propositions. À ce jour, l’octroi d’un contrat unique à une entreprise ou un consortium pour le démantèlement de la toiture existante, la conception, puis la construction et l’entretien de cette future toile est envisagé.

L’échéancier désiré est également connu. La RIO prévoit de sélectionner trois soumissionnaires qualifiés, qui pourront répondre à un appel de qualification à l’automne 2018. La sélection des firmes retenue devrait avoir lieu durant l’hiver 2019, après la validation de Québec, et ces dernières pourront déposer leurs propositions à l’été 2020. Le choix final se fera à la fin de cette même année, avant une signature du contrat au printemps 2021.

Si la RIO, qui se dit «conservatrice», vise une livraison en 2023, l’appel d’offres actuel, publié fin décembre, mentionne un «nouveau toit pour la fin 2022» et des sommes variant de 200 à 250M$ ont déjà été évoquées.

Des événements lhiver
Les objectifs de ces premières études sont nombreux. Ces ingénieurs vont notamment devoir se pencher sur la possibilité d’organiser des événements tout au long de l’année, qu’importent les conditions climatiques. À ce jour, une quinzaine seulement voient le jour annuellement au Stade olympique.

Depuis une importante déchirure de la toile actuelle en janvier 1999, quelques mois après son remplacement, la vétusté de cette toiture, en fin de vie, prive le plus grand stade du Québec de concerts ou de rencontres sportives durant la période hivernale. Pour des raisons de sécurité, dès qu’une accumulation de 3 cm de neige est constatée, l’enceinte doit être fermée au public, de même si de telles précipitations sont attendues à la date d’un événement.

Près de 8000 déchirures ont par ailleurs été réparées au cours des dix dernières années.

«Le potentiel pour organiser de grands événements au Stade olympique est indéniable. Mais il faut remplacer la toiture. Dès que ce sera fait, on pourra rêver.» –Cédric Essimigny, porte-parole de la RIO

La Coupe du monde de soccer en point de mire
Autre enjeu, rendre cette nouvelle structure démontable. Seule enceinte dans la province permettant de réunir plus de 25 000 personnes, le Stade olympique souhaite accueillir plusieurs matchs de la Coupe du monde de soccer 2026, dans le cadre d’une candidature commune entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

«Avoir un stade ouvert est indispensable, c’est une exigence de la FIFA [la fédération internationale de soccer], comme celle d’installer un gazon naturel plutôt que synthétique, explique Francis Millien, l’un des hommes forts de la candidature montréalaise. Et pour garder un terrain naturel en bon état plus de deux ou trois jours, il faut un accès au soleil.»

D’autres événements sont d’ores et déjà envisagées par la RIO, comme l’accueil des championnats du monde d’athlétisme ou une classique hivernale de hockey. «C’est pour ça qu’on veut explorer la démontabilité de ce toit pour des événements ponctuels, reprend Cédric Essimigny, tout en se montrant prudent. Mais si on voit que le risque est trop grand, on ne le fera pas. La sécurité est primordiale.»

Du côté de la Ville de Montréal, le lancement de ce premier appel d’offres est vu comme «une bonne nouvelle». «Ce nouveau toit va permettre à Montréal d’organiser de nouvelles compétitions internationales, mais il faudra veiller à ce que cette nouvelle installation ne soit pas aussi coûteuse en frais d’entretien», prévient néanmoins Youssef Amane, attaché de presse au sein du cabinet de la mairesse Valérie Plante.

Articles similaires