Montréal

Baisse d’achalandage dans les hôtels montréalais sur fond de négociations collectives

Photo: Denis Beaumont/Métro

Période difficile pour les hôteliers de Montréal. Le taux d’achalandage a diminué d’environ 12,5% en juillet par rapport à l’année dernière. Un des pires mois de juillet des dernières années, selon l’Association des hôteliers du Québec (AHQ).

La crise étudiante et la force du dollar canadien pourraient avoir fait fuir les touristes à l’extérieur du pays. Des négociations collectives laborieuses ont présentement lieux entre la direction de 22 hôtels de Montréal et leurs employés, ce qui ne fait rien pour améliorer la situation. Les employés du Hyatt Regency, en lock-out depuis le 25 juillet, manifestent quotidiennement devant l’établissement.

Divers moyens de pression ont été mis en œuvre dans certains hôtels. «Des employés font du bruit dans les lobbys ou distribuent de tracts de mauvais goût aux clients, critique Nicolas Korfage, porte-parole de l’AHQ. On ne devrait pas prendre les clients en otage.»

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La CSN, qui représente les travailleurs, organise jusqu’au 6 août une semaine d’activités devant l’hôtel Delta, l’un des établissements en négociation. Baptisé «Festival international de l’hôtellerie», en référence aux nombreux festivals qui ont lieu à Montréal l’été, l’événement vise à démontrer que tous les employés sont solidaires et déterminés à obtenir gain de cause. Nourriture, musique électronique, danse, olympiades et cinéma en plein air sont au programme.

Les négociations dans le milieu hôtelier touchent 5 500 travailleurs du Grand Montréal, de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie et de l’Outaouais.

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