Le commerce de détail montréalais sera scruté
L’impact des chantiers, le commerce en ligne et la révision de la fiscalité: ce sont les grands thèmes auxquels s’attaquera un comité d’experts de la Ville de Montréal pour assurer la pérennité des artères commerciales de la métropole.
Dix-sept membres de la communauté des affaires et du milieu universitaire, sous la gouverne du président-directeur général de Desjardins, Guy Cormier, aiguilleront l’administration montréalaise dans l’établissement d’une stratégie sur le commerce, a annoncé mardi la mairesse de Montréal, Valérie Plante.
«Nous voulons offrir une réponse à la problématique des chantiers, a donné comme exemple Mme Plante. La rue Bishop, c’est la situation qu’on veut éviter.» Un chantier de la Société de transport de Montréal est en cours sur cette rue du centre-ville et plusieurs commerces ont dû fermer leurs portes.
À plusieurs reprises, la mairesse a promis que des compensations seraient versées aux commerçants qui doivent subir les contrecoups d’un chantier. L’administration maintient son échéancier de lancer un programme en juin, a avisé le responsable du développement économique, Robert Beaudry.
Le comité consultatif devra produire d’ici mai un rapport que Guy Cormier souhaite «pragmatique». «Des enjeux ont déjà émergé dans notre première rencontre [qui a eu lieu le 20 mars], dont le défi de naviguer dans l’appareil administratif, que ce soit la question des permis, des travaux, de la taxation», a illustré le dirigeant de Desjardins. Des rencontres sont prévues aux «2-3 semaines», a-t-il indiqué.
Valérie Plante s’est montrée ouverte à revoir la fiscalité des commerces, qui est en ce moment basée sur la valeur de l’édifice qu’ils occupent. «Le fait que 70% des revenus de la Ville de Montréal relèvent de la taxe foncière, c’est un problème», a-t-elle avoué.
La question de l’impact du commerce en ligne sera aussi scrutée. M. Cormier n’a pas voulu avancer des solutions pour l’heure, mais il croit qu’une «plus grande mixité entre le commerce physique et numérique» doit être priorisée. «L’objectif est d’aider la métropole à mieux se positionner», a-t-il soutenu, rappelant du même souffle qu’en incluant le domaine de la restauration, plus de 300 000 personnes œuvrent dans le commerce de détail à Montréal.
Les membres du comité :
- Guy Cormier – Desjardins
- Charles De Brabant – McGill
- Andrée De Serres – Université du Québec à Montréal
- Paul Desbaillets – Burgundy Lion Group
- Marie-Claude Frigon – Richter
- Martine Hébert – Fédération canadienne de l’entreprise indépendante
- Vickie Joseph – Vkismetik
- Joanne Labrecque – HEC Montréal
- Jean-François Lalonde – PME Montréal Centre-Est
- François Meunier – Association des restaurateurs du Québec
- Jacques Nantel – HEC Montréal
- Emily Robertson – Station 16
- Philippe Sarrasin – Librairie Verdun
- Christian Savard – Rues Principales
- Manon Simard-Lozeau – Lozeau
- Caroline Tessier – Association des SDC de Montréal
- Léopold Turgeon – Conseil québécois du commerce de détail