Montréal

La Ville de Montréal évacue un deuxième immeuble du même propriétaire

La Ville de Montréal évacue un deuxième immeuble du même propriétaire
Photo: Google Street View315 rue Rielle, Verdun

La Ville de Montréal a ordonné jeudi l’évacuation de l’édifice du 315 rue Rielle, dont certains propriétaires sont les mêmes que le bâtiment du 1150, rue Marie-Anne Est, a appris Métro. L’évacuation aura lieu au plus tard le 1er novembre, mais elle pourrait survenir plus tôt.

Sur les 30 logements de l’immeuble à évacuer dans l’arrondissement de Verdun, seulement trois sont toujours habités. Toutefois, puisqu’il a commencé des travaux dans les autres logements, le propriétaire a coupé le chauffage à ses locataires.

Jeudi, il faisait 10°C dans l’immeuble. Sur demande de la Ville, le propriétaire a préféré payer l’hôtel à ses locataires plutôt que de réparer le chauffage.

Même l’eau a été coupée dans cet immeuble, qui avait déjà été signalé au printemps, en raison de la présence de moisissures.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a indiqué vendredi matin que du chauffage d’appoint serait installé et que les locataires auront de l’eau à «court terme». «Avec l’hiver qui s’en vient, ça ne tient pas la route», a-t-elle ajouté.

Les locataires pourraient être pris en charge par l’Office municipal d’Habitation de Montréal (OMHM).

«C’est inacceptable. On ne va pas accepter que des gens se retrouvent à la rue parce que des travaux ne sont pas faits en bonne à due forme», a dénoncé la mairesse.

Même si ses pouvoirs sont «assez limités», Mme Plante a indiqué que la Ville scrutait des solutions juridiques.

C’est le deuxième immeuble acquis récemment notamment par les investisseurs Mahir Ozdilek et Alex Wade et qui est visé par la Ville en quelques jours. Mercredi, une dizaine de locataires du 1150, Marie-Anne ont été évacués par la Ville à cause de l’insalubrité. MM. Ozdilek et Wade sont actionnaires dans les deux entreprises distinctes qui ont acquis chacun des immeubles, du même vendeur.

«Je ne veux pas tout de suite parler d’un modus operandi, mais le fait que ce soit le même propriétaire deux fois de suite, ça lève un drapeau, a soutenu Mme Plante. Mais de n’importe quel propriétaire à Montréal, on n’acceptera pas qu’il ne prenne pas ses responsabilités.»

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