Montréal

L’opposition croit que Valérie Plante cherche à fermer le centre de prévention à la radicalisation

Le chef d'Ensemble Montréal, Lionel Perez Photo: Josie Desmarais/Métro

L’opposition à l’hôtel de ville croit que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, «cherche des raisons pour pouvoir fermer» le Centre de prévention à la radicalisation menant à la violence (CPRMV).

«Est-ce la mairesse cherche un prétexte pour le fermer? Tout ce qu’elle a dit à ce sujet est erroné», a lancé lundi le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez.

Il faisait référence à des propos tenus par Mme Plante la semaine dernière. «Elle affirme que le mandat est beaucoup à l’international, que les travaux sont financés seulement par Montréal, c’est faux, a soutenu M. Perez. Elle a dit qu’il y a eu une demande d’audit financier, c’est faux. Il n’y a pas eu de demande d’audit financier de Québec, mais plutôt de diagnostic organisationnel.»

En réalité, Québec n’a pas annoncé s’il renouvellerait son financement, son entente ayant pris fin en mars. La Ville de Montréal a quant à elle retenu un versement de 400 000$ à cause de défauts de paiement, rapportait La Presse, la semaine dernière.

L’administration s’est défendu de vouloir fermer le centre. «Nous ne remettons pas en question le bien-fondé du centre, a indiqué l’attachée de presse du comité exécutif, Laurence Houde-Roy. Nous croyons qu’il ne revient pas aux contribuables montréalais de payer pour les activités ne se déroulant pas sur le territoire de la métropole.»

 

M. Perez déplore que la mairesse soutienne qu’il y a peut-être eu une mauvaise utilisation des fonds au CPRVM, alors qu’elle n’a pas visité le centre. «Si on croit à la pertinence de ce centre, on va poser des questions et demander des comptes. [La mairesse] n’a même pas rencontré le président du CA. Ça en dit long sur le manque d’attachement qu’elle y porte.»

Le chef de l’opposition dit avoir eu ces informations du président du conseil d’administration du CPRMV, Richard Filion.

Mme Houde-Roy a convenu que l’audit était effectivement un «diagnostic organisationnel». Elle a ajouté que «la mairesse n’a pas rencontré le CA, car il y a un processus administratif en cours». «Nous ne voulons pas politiser [cette démarche], a indiqué l’attachée de presse.

«Il y a un besoin énorme. On parle énormément de cas d’extrémisme gauche-droite à travers le Québec. Le centre est un exemple et un pionnier à travers le monde, il est très sollicité», a défendu M. Perez, sur les dépenses du CPRMV.

 

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