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Dans la rue: Du hot-dog au diplôme

Aki Tchitacov, directeur général de Dans la rue Photo: Yves Provencher/Métro

Quand on pense à Dans la rue, on l’associe souvent à la Roulotte qui distribue des hot-dogs aux jeunes de la rue. C’est donc pour présenter d’autres volets de ses actions que l’organisme à lancé sa compagne annuelle de financement dans la salle de classe de son école, Emmett Johns.

«Les gens connaissent beaucoup la Roulotte, mais l’organisme a beaucoup évolué», a souligné Aki Tchitacov, directeur général de l’organisme.

Depuis 1997, le volet éducatif a été mis sur pied avec une école secondaire alternative. L’organisme compte aussi un centre de jour qui offre des repas et du soutien psychologique ainsi qu’un refuge de nuit appelé le Bunker.

Pour offrir l’ensemble de ses services, l’organisme dit avoir besoin de 4 M$. Près de 700 000$ ont déjà été amassés sous forme de dons ou promesses de dons. L’objectif de la campagne donc est de ramasser cette année 3,7 M$.

L’école étant intégrée à son centre de jour, cela permet de sensibiliser les jeunes de façon informelle et progressive à l’importance d’obtenir un diplôme. Et chaque maillon de la chaîne a son importance.

«La Roulotte est le premier contact avec un jeune […] nos bénévoles peuvent faire le lien entre la rue et les intervenants au centre de jour», a expliqué M. Tchitacov. Avec Pops [Emmett Johns, le fondateur de l’organisme] on s’est demandé, une fois, qu’est-ce que ce nous avions à offrir à un jeune une fois que l’on a gagné sa confiance, au-delà du hot-dog.»

La réponse a été l’école. Étant intégrée à même le centre de jour,  l’école s’adapte aux jeunes et l’enseignant avance au rythme du jeune. «Nos jeunes vivent une grosse précarité, ils ne sont pas en mesure d’aller à l’école régulière des adultes, indique M. Tchitacov. Nous, on permet aux jeunes de commencer à avancer à petits pas.»

«Le plus gros défi est de garder le jeune, dit Line Lamontagne, qui enseigne à l’école. Souvent, il s’inscrit, décroche et revient jusqu’à ce qu’il n’ait plus peur de l’école.»

«On va le reprendre tant et aussi longtemps qu’ils voudront revenir» ajoute Nathalie Richard, directrice adjointe du centre de ressources éducatives et pédagogiques. Le travail du personnel enseignant est donc trouver l’équilibre entre un rythme adapté tout en faisant comprendre le sens de l’engagement et en préparant les jeunes pour le monde extérieur.

Un partenariat a été établi avec la Commission scolaire de Montréal et les jeunes passent les examens du ministère de l’Éducation du Québec, permettant aux jeunes d’obtenir leur diplôme.

En chiffres

En 2011:

• 55 élèves se sont inscrits aux classes de français et d’anglais

• 2 élèves ont obtenu leur diplôme d’études secondaires

• L’école compte environ 12 élèves réguliers

• 4 jeunes étudient à l’université

• 7 jeunes se sont inscrits au cégep

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