Montréal

Un prix pour encourager l’action collective pour défendre le droit au logement

Un prix pour encourager l’action collective pour défendre le droit au logement
Photo: Archives TC MediaFrançois Saillant, coordonnateur au FRAPRU de 1979 à 2016, a désormais un prix qui porte son nom.

En pleine pénurie de logements, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et la Caisse d’économie solidaire souhaitent inciter les citoyens à s’impliquer davantage pour le droit au logement en instaurant le nouveau prix François Saillant.

«Le prix vise à reconnaître l’action collective en faveur du droit au logement», a expliqué jeudi après-midi la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

«On voulait donner de la légitimité et reconnaître l’engagement des citoyens qui se mobilisent pour le droit au logement, parce qu’on sait que c’est par la mobilisation qu’on réussit à influencer les décisions publiques», a ajouté le directeur développement stratégique de la Caisse d’économie solidaire, Luc Rabouin.

Le prix François Saillant est une bourse annuelle de 5000$ qui sera remise par la Caisse d’économie solidaire à une «initiative collective qui fait la promotion du droit au logement».

Plus de détails seront donnés dès juin, alors que les organismes communautaires et collectifs de citoyens engagés pourront s’inscrire.

Le prix tient le nom de François Saillant, qui a été coordonnateur et porte-parole au FRAPRU de 1979 à 2016. Le principal intéressé s’est dit «surpris» d’avoir un prix qui porte son nom.

«Le prix va permettre de reconnaître l’action collective, parce que se loger c’est une responsabilité individuelle, mais au-delà de ça, c’est un droit et c’est une responsabilité collective. On va pouvoir reconnaître ce travail qui se fait, souvent de manière pas très visible, des comités de logement, des comités de citoyens, des associations de locataires, mais aussi parfois de petits groupes», a mentionné M. Saillant.

À l’approche du 1er juillet, le FRAPRU s’est dit très inquiet de la pénurie de logements, rappelant que dans plusieurs quartiers, le taux d’inoccupation frôle le 0%.

«On pense que la pénurie de logements vient accroître l’urgence de faire davantage en matière de logement social et communautaire, donc c’est certain que le prix vient aussi donner de la visibilité à cet enjeu-là, mais ça vient aussi souligner l’importance de s’engager pour faire avancer les luttes pour le droit au logement», a évoqué Mme Laflamme.