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Bridge-Bonaventure: un terrain convoité

Bridge-Bonaventure: un terrain convoité
Photo: Voix Pop: Annie BourqueLe vice-président de la Société immobilière du Canada et de la Société du Vieux-Port de Montréal, Pierre-Marc Mongeau, photographié devant le Bassin Peel. Juste à côté, à droite, se trouve le terrain de Bridge-Bonaventure.

Bridge-Bonaventure, un secteur qui suscite l’intérêt des groupes sociaux et gens d’affaires. Visite de ce vaste terrain où se côtoient le passé industriel et le décor idyllique de la nature.

Cette carte aérienne montre la vue aérienne du terrain de Bridge-Bonaventure. Photo: Gracieuseté – SIC

À cinq minutes du pont Victoria, le rendez-vous est donné au coin des rues Mill et Oak. Le propriétaire de ce grand lopin de 900 000 pieds carrés est la Société immobilière du Canada. Son vice-président, Pierre-Marc Mongeau, architecte de formation, accepte d’être notre guide.

Pierre Marc Mongeau, photographié devant l’usine Dover Industrial ou l’ancienne Cereal Foods. Photo: Annie Bourque

À certains endroits du site, des terrains sont loués à des compagnies pour le stationnement. Non loin de là, des bâtiments servent d’entrepôt pour des compagnies privées. En longeant le côté nord de la rue Mill, on aperçoit des bâtisses défraîchies, ornées de graffitis et dont certaines vitres sont brisées.

Campagne à la ville
Notre marche conduit au fameux bassin Peel qui longe la piste cyclable du canal Lachine. Une famille de canards patauge tranquillement sur l’eau. En arrière-plan, la vue de Montréal et ses tours à condos. Une poutre blanche indique le début de la construction du Réseau express métropolitain (REM).

 

 

Des canards pataugent tranquillement en face du Bassin Peel.
La poutre blanche indique l’endroit où passera le Réseau Express Métropolitain (REM). Photo: Annie Bourque

 

 

 

 

 

 

 

 

«Ce site extraordinaire possède un très grand potentiel. Notre mandat est de s’assurer que nos projets respectent le patrimoine, les besoins de la communauté tout en ayant une rentabilité financière», indique M. Mongeau.

Stade
Les médias ont parlé des projets de l’homme d’affaires, Stephen Bronfman qui rêve d’un stade de baseball à cet endroit. «On n’est pas en train de développer quoi que ce soit en cachette. Nous sommes dans un processus de consultation. Mon engagement avec la Ville est de s’assurer du meilleur projet qui ralliera la majorité des gens.»

Le vice-président rappelle qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas encore d’équipe ni de club de baseball à Montréal. «Si un jour cela arrive, je vais m’asseoir avec la Ville, car c’est elle qui décide et émet la réglementation et le zonage en conséquence.»

En face du canal Lachine, de l’autre côté de la clôture, on aperçoit les silos de l’entreprise Parris Heimbecker dont le bail se terminera en 2024.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non loin de là, on aperçoit un¸bollard qui servait à amarrer les bateaux dans le passé. En montrant l’objet historique, M. Mongeau exprime son attachement au patrimoine. Dans l’élaboration d’un futur plan d’aménagement, il souhaite que ce mélange d’un quartier industriel situé à proximité de l’eau et du canal de Lachine soit pris en compte.

Consultation

Cet ancien bollard de bateau permettait aux bateaux de s’amarrer au bord du quai.

Le numéro 2 de la SIC assure que l’organisation suivra les consultations. «On espère qu’une voie va se dessiner et qu’un concept ralliera la majorité de gens», dit-il, en ajoutant n’avoir aucune idée ou projet préconçu.
L’Office de consultation publique de Montréal va terminer ses travaux en octobre. Les citoyens ont jusqu’à 26 septembre pour présenter une opinion orale ou déposer un rapport écrit au sujet de ce secteur de 2,3 kilomètres carrés.

 

Le site Bridge-Bonaventure est rattaché à un passé industriel de Montréal dont en arrière-plan la fameuse usine Five Roses. Photo: Denis Germain

Rôle de la SIC

La Société immobilière du Canada est une société d’État représentée par un conseil d’administration. «Nous ne sommes pas le gouvernement, précise M. Mongeau. Nous avons un rôle de citoyen et on ne peut pas imposer ou changer les zonages sans l’appui de la municipalité.»