Montréal

33 M$ pour un centre urbain sur le climat à Montréal

Des étudiants manifestent pour le climat, en juin dernier. Photo: La Presse canadienne

Le gouvernement Trudeau a accordé vendredi 33 M$ à la Fondation familiale Trottier (FFT) pour que celle-ci développe un nouveau centre urbain sur le climat à Montréal. Le centre soutiendra les initiatives locales visant à améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

«En investissant dans l’efficacité énergétique, nous pouvons donner aux municipalités les outils dont elles ont besoin pour combattre les changements climatiques et stimuler l’investissement (en environnement)», a indiqué la ministre du Tourisme Mélanie Joly en matinée à la Maison du développement durable de Montréal.

Le nouveau centre urbain sur le climat s’intégrera au réseau de la Ligue des communautés canadiennes sobres en carbone (LC3), qui souhaite à terme développer six autres instituts, à Vancouver, Edmonton, Calgary, Hamilton, Halifax et Ottawa.

À elles seules, ces sept métropoles représenteraient environ 43% de la population canadienne, d’après les derniers recensements.

Fondée au tournant des années 2000, la FFT est une ONG écologique bien connue dans la métropole. En décembre, elle a signé avec l’administration Plante et la Fondation David Suzuki une entente de collaboration de deux ans, en vue d’atteindre notamment la carboneutralité de la Ville d’ici 2050, mesure phare du programme environnemental de Projet Montréal.

L’organisme a aussi participé à la création d’un programme de recensement et de cotation des bâtiments chauffés au mazout, la Ville souhaitant interdire ce combustible pour le remplacer par «d’autres sources d’énergies renouvelables» dont l’électricité, d’ici 2030.

«Les villes ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre les changements climatiques.» -Éric St-Pierre, directeur général de la FFT, parlant d’un investissement «visionnaire» qui permettra d’accélérer l’adoption de «solutions sobres en carbone afin d’atteindre les cibles d’émission fixées par les municipalités».

Appelée à réagir, la porte-parole du cabinet de la mairesse de Montréal, Geneviève Jutras, a indiqué que le centre «Climat Montréal», de son nom, «pourra financer des actions et des projets innovants qui nous aideront à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et à atteindre nos objectifs en matière de lutte contre la pollution atmosphérique et, ultimement, contre les changements climatiques».

Centralisé

C’est le Fonds municipal de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), qui a financé plus de 1200 projets en développement durable en 20 ans, qui «assurera la liaison avec le gouvernement au nom des centres LC3», lit-on dans un communiqué diffusé par le ministère des Ressources naturelles.

Par ces initiatives, la FCM estime avoir réduit les émissions de GES de 2,5 millions de tonnes, «soit l’équivalent du retrait de 571 000 véhicules» des routes,

De Vancouver à Halifax, le fédéral promet que chaque centre LC3 aura son indépendance, et qu’il sera en mesure de fournir du financement à des organismes communautaires ou des groupes locaux, tant que ceux-ci visent «l’amélioration de l’efficacité de la réduction énergétique et la réduction des GES».

D’après les données de Statistiques Canada, le secteur de l’efficacité énergétique représentait en 2018 quelque 436 000 emplois. Ce nombre devrait par ailleurs bondir de 8,3% cette année. La mise sur pied des sept centres LC3 sera financée par l’enveloppe fédérale de 1 G$ destinée à «rendre les collectivités plus écoénergétiques». Le montant précis du financement n’a pas été précisé.

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