Montréal

Statu quo pour les lieux de culte à Saint-Laurent, pour l’instant

Statu quo pour les lieux de culte à Saint-Laurent, pour l’instant
Photo: Nouvelles Saint-Laurent News – Laurent LavoieOn compte près d’une trentaine de lieux de culte sur le territoire laurentien, selon le site Web de la Ville de Montréal.

À la suite d’une consultation publique tenue en 2017, l’arrondissement Saint-Laurent avait fait les manchettes, entamant des démarches pour favoriser l’arrivée de lieux de culte sur son territoire. De nouveaux règlements de zonage étaient étudiés. Deux ans plus tard, les élus en sont toujours au statu quo.

Le projet de règlement de l’administration DeSousa prévoyait accueillir des lieux de culte dans 16 nouvelles zones commerciales, pour un total de 42.

Il était aussi proposé qu’ils prennent place soit au deuxième étage ou au sous-sol d’un bâtiment, dans une superficie maximale de 650 m2, pour préserver le dynamisme des espaces.

«Cet exercice [de consultation publique] s’est révélé nécessaire en raison du bond de 30% qu’a connu notre population depuis 2001 et qui fait de Saint-Laurent l’un des arrondissements les plus multiculturels de l’île», expliquait le maire Alan DeSousa.

Aucune modification de zonage n’a été adoptée par le conseil d’arrondissement depuis, tout comme aucune nouvelle certification n’a été accordée.

«L’arrondissement poursuit sa réflexion amorcée en 2017 visant l’encadrement des lieux de culte sur son territoire», explique le chargé de communication Marc-Olivier Fritsch dans un courriel.

L’orientation sera présentée «en temps opportun et la population sera consultée», ajoute-t-il.

Perturbation

Au cours du mois d’août, des plaintes pour bruit excessif ont été enregistrées concernant certains groupes qui fréquentaient le local du boulevard Décarie de Mountain of Fire and Miracles Ministries consacré à la renaissance des signes apostoliques. Une dizaine de voisins se sont présentés au dernier conseil de septembre pour faire part de leur mécontentement.

«Le bruit n’était pas si mal au départ, mais ça a graduellement bien empiré», souligne un résident qui a préféré conserver l’anonymat, saluant le travail de l’arrondissement.

Lors de leurs premières visites, des inspecteurs se sont vu refuser l’accès par les propriétaires. «Elles ont pu aboutir et ont permis à nos inspecteurs d’informer les propriétaires des plaintes et de leur rappeler les règles en vigueur, de même que celles de bon voisinage», précise M. Fritsch.

Les locataires auraient été déplacés dans des espaces situés à l’avant de l’édifice pour moins nuire aux citoyens qui habitent à l’arrière.

L’arrondissement ne peut commenter davantage puisque des constats d’infractions ont été émis.