Qualité de l’air : une centaine d’écoles de la CSDM ont fait l’objet d’interventions
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) est intervenue dans une centaine de ses écoles au cours des derniers mois pour préserver une bonne qualité de l’air. «On est intervenu sur tout ce qui peut avoir un effet sur la qualité de l’air», a expliqué le porte-parole de la CSDM, Alain Perron. Il a entre autres évoqué le nettoyage de conduits de ventilation, le décrassement des calorifères ainsi que des travaux effectués pour régler un problème d’infiltration d’eau.
La qualité de l’air a aussi été évaluée dans ces établissements. Cinquante-trois d’entre eux ont fait l’objet d’une étude environnementale approfondie en date du 13 décembre dernier, d’après une liste dont Métro a obtenu copie.
La CSDM s’est donnée comme objectif en mai dernier d’évaluer la qualité de l’air de ses 214 écoles au cours des cinq prochaines années, dont 75 en l’espace de deux ans. Vingt-neuf de ses établissements étaient jugés prioritaires. Cette opération, qui implique aussi la relocalisation des élèves dans certains cas, coûtera 68 M$. «On utilise notre marge de crédit, a dit M. Perron. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas les budgets qu’on lésine sur les moyens.»
Au cours des dernières années, quatre écoles de la CSDM – Baril, Saint-Nom-de-Jésus, Hochelaga et Saint-Gérard -, en plus des annexes Sainte-Jeanne-d’Arc et Saint-Raymond, ont dû fermer leurs portes puisque d’importants problèmes de moisissures y ont été constatés.
L’Alliance des professeurs de Montréal juge que la cadence des inspections est beaucoup trop lente. «Cinq ans, c’est trop long, a dit le porte-parole du syndicat, Yves Parenteau. Si une école contaminée est inspectée seulement dans cinq ans, les élèves et le personnel auront des malaises pendant cinq ans.»
Le nombre d’enseignants en congé de maladie se multiplie, d’après l’Alliance, qui n’a pas été en mesure de donner le nombre exact de ses membres sur le carreau.
Avec d’autres syndicats d’employés de la CSDM et des parents d’élèves, l’Alliance réclamera mercredi que des solutions soient mises en place rapidement pour garantir que les élèves et le personnel évoluent dans des milieux sains. «On ne veut pas distribuer des blâmes, on veut trouver des solutions», a dit le porte-parole de l’Alliance des professeurs de Montréal.
Le cabinet de la ministre de l’Éducation, des Loisirs et des Sports, Marie Malavoy a indiqué de sont côté que les commissions scolaires sont responsables de l’entretien de leurs bâtiments. Il a aussi souligné qu’il avait accordé il y a quelques semaines une subvention de 10 M$ pour la reconstruction de l’école Saint-Gérard et une autre de 59 M$ pour effectuer des réparations majeures dans des écoles de la CSDM. Aucune autre aide financière n’est envisagée pour le moment.