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Le syndicat de la STM assure ne pas être derrière le manque d’autobus

Le syndicat de la STM assure ne pas être derrière le manque d’autobus
Photo: Amélie Gamache/Métro Média

Les problèmes liés à un nouveau système informatique de la Société de transport de Montréal (STM) empêchent plus de 500 autobus de circuler dans les rues. Pendant ce temps, les employés syndiqués du réseau se tournent les pouces.

Un total de 606 véhicules de la STM étaient en réparation la semaine dernière. Leur nombre a diminué depuis, mais cela n’a aucunement réglé le problème des employés qui manquent de travail, constate le Syndicat du transport de Montréal.

La STM avait convenu vendredi dernier que certaines modifications organisationnelles pouvaient entraîner une diminution du nombre d’autobus disponibles. «Malgré ce passage obligé, l’organisation et ses employés mettent tout en œuvre, tous les jours, pour que les 1425 bus requis aux heures de pointe soient sur la route», avait fait savoir la société.

C’est la mise en place de «projet vision», un logiciel de répartition des tâches, qui cause problème, selon le syndicat. Son président, Gleason Frenette, parle d’un «chaos total».

«Ça fait trois semaines que les travailleurs regardent le plafond. Ils sont prêts à travailler, mais ils n’ont pas de pièces pour effectuer les réparations» – Gleason Frenette, président du Syndicat du transport de Montréal.

«Il n’y a plus rien qui fonctionne. Normalement, quand tu migres d’un système à un autre, tu gardes le dernier en backup. Ils ne l’ont pas fait», s’insurge M. Frenette.

La STM convient que la complexité du système «entraîne un certain ralentissement du rythme de travail et une période d’appropriation par les équipes».

Répercussions sur le service

M. Frenette fait cette sortie pour informer les usagers du bus des retards à venir.

«Ce n’est pas la faute des travailleurs. Ce sont des problèmes de gestion», lance-t-il au bout du fil.

D’autant plus que la STM continue de payer du temps supplémentaire bonifié aux employés, ajoute le syndicat. «On n’a pas les pièces. Pourquoi ils nous offrent du temps supplémentaire?», demande M. Frenette.

L’an dernier, des centaines d’autobus avaient du aussi être retirés du réseau.