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17:02 12 mai 2020 | mise à jour le: 12 mai 2020 à 18:56 temps de lecture: 2 minutes

Canicule et pandémie: la Santé publique anticipe des défis

Canicule et pandémie: la Santé publique anticipe des défis
Photo: Photo: Gracieuseté – Arrondissement du Sud-Ouest.En 2019, plusieurs arrondissement comptait sur des jeux d’eau et pataugeoires pour rafraîchir les passants lors des canicules.

L’arrivée de l’été représente généralement une période mouvementée pour la Santé publique, qui doit composer avec les épisodes de canicule. Cette année, avec la pandémie, la situation sera «très complexe», a convenu mardi la directrice régionale de santé publique, Dre Mylène Drouin.

«On est déjà en train de travailler sur ce volet-là, a signalé Dre Drouin en point de presse. On travaille très fort avec la Ville à regarder comment adapter les lieux climatisés et les piscines.»

«C’est très complexe», a-t-elle ajouté.

Santé Montréal s’apprête à lancer son plan chaleur annuel. Un document qui pourra aider à se faire une idée sur les mesures envisagées, selon la porte-parole montréalaise de santé publique.

La présentation du plan chaleur 2020 de la Ville de Montréal devrait se faire «cette semaine ou, au plus tard, en début de semaine prochaine».

Climatiseurs

Le mois de mai rime habituellement avec installation de climatiseurs dans les centres de soins longue durée. Mais la propagation des cas de COVID-19 dans les CHSLD ralentissent cette opération, selon Dre Drouin.

«On veut s’assurer qu’en mettant de la ventilation ou de la climatisation, on n’est pas en train de créer un autre vecteur de transmission. On est à ajuster ces interventions», a souligné Dre Drouin.

D’après la médecin-conseil Paule Lebel, qui œuvre avec les autorités sanitaires, les prochaines semaines seront cruciales.

«Dans ces crises de chaleur, depuis plusieurs années, on se préoccupe particulièrement des personnes âgées très isolées», avance-t-elle.

À Montréal, les canicules ont tendance à frapper plus fort dans les milieux densément peuplés où pullulent les îlots de chaleurs, avait déjà conclu la DRSP.

En 2018, la vague de chaleur avait fait une soixantaine de morts dans la métropole.

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