Montréal
05:00 8 juin 2020 | mise à jour le: 7 juin 2020 à 23:36 temps de lecture: 3 minutes

Ce site pourrait accueillir des millions de tonnes de sols contaminés montréalais

Ce site pourrait accueillir des millions de tonnes de sols contaminés montréalais
Photo: Pablo Ortiz/Métro

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) amorce lundi l’étude d’un important projet visant à augmenter substantiellement la capacité d’un site d’enfouissement des sols contaminés situé à Mascouche. À termes, cet espace pourrait accueillir une importante partie des sols récoltés à Montréal.

Évalué à 48 M$, ce projet vise à ajouter plus de 4 millions de tonnes métriques de capacité au site. Le propriétaire du terrain, Signaterre Environnement, exploite pour le moment une superficie de 175 000 m 2. On y retrouve un «centre de traitement de sols et un site d’enfouissement».

Les audiences porteront par ailleurs sur l’installation d’un «nouveau centre de traitement des sols modernisé» au même endroit.

Si le BAPE l’approuve, le projet pourrait se poursuivre pendant 26 années supplémentaires.

Rejoint par Métro, l’instigateur du projet, Samuel Roger, constate que cet espace situé à proximité de l’autoroute 640 a le potentiel de recueillir une importante part des sols provenant de la métropole.

«On est le seul lieu d’enfouissement autorisé de la région de Montréal. Les deux seuls autres dans tout le Québec: il y en a un à Bécancour, à 140km de Montréal. L’autre est au Saguenay», souligne le directeur général de Signaterre Environnement.

La Ville de Montréal accueille plus de 700 terrains contaminés sur son territoire, selon une liste exhaustive disponible sur son site Web. Déjà, «la grande, grande, grande majorité» des sols reçus par Signaterre Environnement sur son site actuel «proviennent de la région métropolitaine».

Audiences

L’entreprise basée à Mascouche a déposé un premier avis de projet à l’automne 2016. Environ un an plus, Signaterre Environnement déposait une première étude d’impact environnemental, répondant à une demande du gouvernement.

C’est en novembre dernier que le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a exigé que le BAPE se penche sur le projet.

Pandémie oblige, les consultations «ciblées» se tiendront par voie électronique jusqu’au dépôt du rapport final, à la fin du mois d’août. Comme à son habitude, le BAPE accepte le dépôt de mémoires.

Selon le DG de Signaterre, ce projet s’inscrit dans la «continuité» de ce qui était déjà fait sur son site.

«L’enfouissement, c’est pour gérer de façon séuritaire des sols qu’on ne peut pas traiter. Notamment, les sols contaminés aux métaux», explique M. Roger.

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