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Une nouvelle collecte intelligente de matières résiduelles à Montréal

Les Montréalais qui n’ont pas le temps d’aller porter leurs matières résiduelles aux éco-centres pourront désormais compter sur un service de récupération à domicile.

Le service Ecodac, lancé jeudi par l’entreprise éponyme, vise à faciliter la récupération d’items n’allant pas dans le bac à recyclage, tels que les piles, la peinture ou les ordinateurs, pour éviter qu’ils se retrouvent dans les sites d’enfouissement.

Le président et fondateur de l’entreprise, Dominique Fortin, affirme avoir créé ce service pour répondre aux besoins des Montréalais, qui ne bénéficiaient pas d’assez d’alternatives pour disposer de leurs matières résiduelles.

«On a donc décidé de mettre de l’intelligence dans la collecte, et d’en faire un choix intelligent pour la planète», explique-t-il.

Les Montréalais peuvent acheter les petits bacs rouges Ecodac chez plusieurs détaillants. Ensuite, ils peuvent consulter l’horaire des collectes en ligne, et choisir celle qui leur convient, le samedi ou le dimanche suivant. Le client peut réserver autant de collectes qu’il souhaite, moyennant des frais chaque fois.

Chaque déplacement réalisé par Ecodac sera compensé par l’achat de crédits carbones à l’organisme Planetair.

Les petits objets peuvent être disposés dans le bac Ecodac, tandis que les plus gros nécessiteront le service extra, donc des frais supplémentaires pour chaque item.

L’entreprise souhaite que, d’ici deux à trois ans, son concept s’étende à tous les grands centres urbains québécois.

«Si on atteint 5% des foyers des grands centres urbains du Québec, on pourrait facilement récupérer entre 1000 et 2000 tonnes de matières résiduelles, estime M. Fortin. Cela diminuerait donc de 2000 à 3000 tonnes les émissions de GES, et pourrait créer de 10 à 15 emplois au Québec.»

La Ville de Montréal avait déjà envisagé l’initiative lors de l’élaboration de son Plan directeur de gestion des matières résiduelles, mais la collecte domestique s’est limitée à une fois par année.

La responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville, Josée Duplessis, salue cette initiative d’une entreprise privée.

«Il faut changer nos mentalités, croit-elle. Et si le privé se met à ramasser les déchets, les gens vont peut-être réaliser que ce qu’ils ont dans leurs mains, ça vaut de l’argent.»

Le bac Ecodac
Le petit bac rouge est présentement en vente dans les quincalleries Rona et les Marchés TAU, au coût de 7,49$. Le prix service de base pour chaque collecte est de 6,99$. Pour plus de détails, visitez le site d’Ecodac.

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